La mer est poésie et les vagues déclament ses rimes, les stances mélodieuses de l'eau qui voyage. Les vagues tempêtueuses esquissent l'aurore, rejoignent le vol lumineux de l'oiseau dans le ciel. Elles comblent les rivages de blanvheur et de pureté. Dans l'azur amarante de l'aube, la mer matinale, empli des garances du levant, chaque vague est cascade, plain-chant, parchemin, cantique à la beauté, au mouvement et à la vie .

Les nuages racontent une nuit chagrine et pluvieuse. Le soleil est bas, encore frileux, l'hiver s'illumine lentement au fanal des cieux vainquant l'obscurité, révélant toute la munificence de l'onde nacrée ...

Les embruns ourlent les vagues avec leurs longs cils ... Ils soulignent et éclairent le regard profond de la mer. Et quand la vague expire, au terme de son long voyage, l'écume virginale et chatoyante caresse une dernière fois la mer étale et la grève.

La mer est bien un univers de vérités et de solitudes où le mensonge et les trahisons ne sont pas de mise .

La mer infiniment brassée et intumescente ondoie comme les blés. Les vents y nouent des gerbes mues par l'esprit de l'eau. La mousse et l'écume se fondent dans un Océan de nuages. Des rives de ciels illuminent le clair obscur auroral et tous les ubacs des monts enchâssés de nuits.

Une vague miroite, elle s'élève, aussi haute que la montagne puis déroule. Elle reviendra inlassablement unir l'azur fluide de l'eau et de l'air !

Le soleil d'hiver est si bas ; une lumière froide engendre le jour aux multiples horizons. L'écume légère révèle la congère marine virevoltant à l'aure, à la brise matinale descendue de la vallée silencieuse.

Le temps s'écoule, s'immobilise puis chute, cadencé, vertical sur la mer étamée et se hisse à nouveau, nimbe les nues jusqu'au sommet des volutes liquides immaculées et de la multitude des flots amènes...

Inachevé - en cours -

2 ème Ecriture le 11.04.2012


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