Sillage_

 

Mon âme

Une île montueuse

Aux tendres prairies

d'écume

La mer s'y étire

Langoureusement

Sous les champs de nuages


Les cieux fraîchissent

Effilés

Comme les vents blancs

Et la ronde des astres

Commandent

A l'onde et aux cimes

Leurs mirages

De rivages

 

Les vagues ont passée

Belles et lascives

Dans l'insouciance 

Immémorée

Des sables et de l'azur

Et laissent au zéphyr

Leur sillage de joie

Un ballet de voiles


La brise de terre

Chaque nuit

Délivre les arbres

Emporte le souffle

Des marées humaines

Dévalant le temps

Amer et âcre

De la multitude

Et des fumets

Agglomérés


Mais au large

La mer et son Île

Se révèlent

Toujours

Jeunes et désirables

En s'abandonnant

Aux oiseaux marins

Et nos songes convolent


Au coeur des saisons

De la mer parsemée

D'absence

Une Île renaît

D'escales en partances

Plus pure et plus libre

Revêtant vers l'azur ses robes

D'hyménées


Berceau d'éternité

Promis

A l'enfance

Une laube

La goutte d'eau

Rendue à l'Océan

Fonde l'Unique

 Traversée

Vers l'alliance

Des ciels

§

2ème Ecriture le 21.03.2012

 ....

 

sillage_2

Derrière de telles vagues, l'eau qui pétille et bruit fredonne la pluie providentielle, dessine d'ineffables arcs-en ciel, exalte chaque goutte d'eau dans un ballet d'ellipses.

L'eau manqua au désert qui apprit à s'en passer, imita dès lors les vagues du vent...

Et quand elle surgit des profondeurs, elle se fit louanges à la vie, chaque grain de sable s'unit à l'océan