L'hiver, sur l'Île de Corse, révèle bien des surprises et quand la mer argentée des tempêtes exulte, au lever du soleil, c'est pour nous offrir des visions qui donnent froid dans le dos ; le soleil a choisi l'élue de la baie, lui accordant l'aura lumineuse, l'ultime luminance, cette célestielle pente avant le terme de son parcours.

On la vit de très loin fondre, se noyer, se dissoudre dans un panache d'écume et d'embruns...

Cette vague est hors norme, elle n'a jamais  été chevauchée à de telles tailles et pour cause !

Elle s'est reformée près du rivage, suivie par toute une série d'ondes  commuées en des lames immenses, bien plus hautes que celle-ci,  à plus d'une encablure de la Côte...

A sa base, la vague est si large que la lèvre s'écroule en dévalant la pente comme une avalanche, dans un tonnerre d'eau torrentielle, fougueuse.

Là, le Waveriding dans le Gros devient réalité, moins exposé à la Roche, mais à la merci d'une chute vertigineuse, d'une apnée qui s'avèrerait trop longue à supporter !!!

Le vent s'engouffre avec rage dans les couloirs d'un temps compté, aux murs liquides, sombres, durs, abrupts, cuivrés, puis il fraîchît encore, sans limite en descendant la lame. Il s'additionne au souffle généré par la vague et à cet instant on se sent dépassé, englouti, si petit et à la fois immense, proche de la vérité, un instant... Ah !  de l'espérance et de l'Au- delà...

Je pense, je m'interroge sur le sens de la Chute dans un univers qui force à la Communion de l'être, au coeur de la nature vers la divine Alliance

!

Roche_Noire__Overmast

Image, Vdk;  la pointe de rochers qui s'avance au devant de la vague est par temps calme à plus de 2m au-dessus de la surface ( à la plus haute "marée" ).