Alain_Gerbault__Portrait

 

Seul___travers_l_Atlantique

Des Ouvrages magnifiques dont la liste figure dans l'Album, " ouvrages, récits ", à droite, dans la Navigation du Site/Blog...

 

« S'il m'arrivait de mourir à terre, je désirerais être remorqué au large dans mon bateau et que celui-ci, sabordé, soit coulé toutes voiles et pavillons dehors, m'ensevelissant au sein de la mer, dont j'aime la possession.»

Epithaphe

Amis, ne plaignez pas le marin disparu...
Heureux, il dort où il voulait vivre.
Amis, ne plaignez pas le marin disparu,
Mais priez que les vagues le bercent doucement

Voyage__Alain_Gebault

Origine

Né dans une famille aisée d'industriels, il effectue sa scolarité à Laval puis à Paris, avant d'entrer à l'École nationale des ponts et chaussées. Durant la Première Guerre mondiale il est engagé volontaire dans l'aviation. Bien que débutant en 1914, il se révèle être un pilote doué, et remporte plusieurs victoires spectaculaires, se faisant remarquer par sa science tactique et son habileté dans les acrobaties aériennes. Après guerre, il se lance dans les affaires sans grand succès, et participe à de nombreux tournois de tennis, sport qu'il pratique depuis son enfance.

La mer

En 1921, il décide de changer de vie et achète en Angleterre un vieux voilier de course : le Firecrest (crête de feu, allusion probable au feu de Saint-Elme), construit en 1892 qui est un bateau solide, très logeable et marin, mais sans rouf ni cockpit et dont le gréement n'était pas du tout approprié à la navigation solitaire. Après un entraînement de plusieurs mois en Méditerranée, il réalise en 1923 la première traversée de l'Atlantique en solitaire d'est en ouest, ralliant en 101 jours Gibraltar à New York. Cette longue durée a pour raison le manque de préparation du bateau pour une telle navigation et le manque d'expérience de son capitaine. Gerbault multiplie les ennuis, ce qui lui vaudra auprès des marins une réputation d'amateur ayant su se faire valoir à travers ses livres et auprès du monde médiatique de l'époque. Il demeure quelque temps aux États-Unis où son exploit lui a valu une certaine célébrité, puis repart en 1924 pour les mers du Sud, passant par les Bermudes, le canal de Panama, les Galapagos, Tahiti, les îles Fidji, la Réunion, Le Cap, l'Île Sainte-Hélène, les îles du Cap Vert et les Açores, pour rejoindre Le Havre en 1929, ce qu'il racontera dans ses ouvrages. Il réalise ainsi un tour du monde qui lui vaudra une renommée internationale ainsi qu'une Légion d'honneur. Toujours attiré par la mer et la Polynésie dont il est tombé amoureux pendant son périple, il repart en 1932 sur un nouveau bateau construit grâce aux droits d'auteur de ses ouvrages.

La Polynésie

Il ne cessera alors de défendre la cause de la Polynésie et d'étudier sa géographie et son histoire. Il passe les neuf dernières années de sa vie dans l'Océan Pacifique, atteignant les îles Marquises en 1933, les Tuamotu en 1934, Tahiti en 1935. Passionné par le passé de ces îles, il apprend les langues océaniennes et vient en aide aux indigènes, s'insurgeant contre la colonisation européenne qui considère la disparition des Polynésiens comme inévitable. Il s'efforce à chacune de ses escales à faire revivre les traditions locales, les chants et les danses interdits par l'Église et l'administration. Il s'efforce de créer une émulation sportive et introduit le football pour lutter contre l'alcoolisme. Il mène par ailleurs d'importantes recherches linguistiques et ethnologiques. Voguant d'île en île, et revenant toujours à son port d'attache de Bora-Bora, il mène à cette époque un idéal de vie très en avance sur son temps.

La Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale le force à quitter la Polynésie française; il prend frénétiquement et maladroitement le parti du maréchal Pétain en juillet et août 1940: le ralliement des Établissements français de l'Océanie à la France libre le 4 septembre 1940 l'oblige à une fuite et à un dernier voyage qui est une errance désespérée à travers tout le Pacifique, pour échapper aux menaces de guerre. Épuisé physiquement (notamment par un alcoolisme aigu) et moralement, il touche les Samoa, les Tonga, et finalement l'île de Timor, dont la moitié est est portugaise et neutre, et il succombe à Dili (Timor oriental) de la malaria et d'un délabrement physique généralisé en 1941, après plusieurs tentatives infructueuses pour gagner la haute mer. En 1947, ses cendres sont transférées par la Marine nationale à Bora-Bora, où il repose depuis lors, selon son vœu.

Publications

  • Seul à travers l'Atlantique, Grasset, 1925. Témoignage du navigateur français sur sa traversée de l'Atlantique en solitaire
  • A la poursuite du soleil, journal de bord. De New York à Tahiti, Grasset, 1929 (préface de J.B. Charcot)
  • Sur la route du retour Journal de bord II de Tahiti vers la France, Grasset, 1929 
  • En marge des traversées : l'évangile du soleil, Fasquelle, 1932 
  • Iles de beauté, Gallimard, 1943 
  • Un paradis se meurt, Self, 1949 
  • Mon bateau l'Alain Gerbault, Amiot-Dumont, 1952 
  • O.Z.Y.U. Dernier journal, Grasset, 1952

 

SOURCE, ENCYCLOPEDIE WIKIPEDIA, WEB

 

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ALAIN GERBAULT