T_te_de_lit

 

CREATION D'AOUT/SEPTEMBRE 2009

 

Lit_fini


 Si tu veux au terme épuisé et comblé du coup de vent

En ces jours de mer inondés de bleu apaiser tes ardeurs ou ravir l'escale de vos promesses

Si tu vois en rêve un couple de Dauphins qui chantent l'onde translucide ou l'amour de la vie

Alors caresse les flots de tes nuits effleure le sommeil esquisse une rencontre

Etends ce corps que les vagues écumeuses ont brassé et lassé

Trouve le repos tombé en pluies d'étoiles dans l'accomplissement fertile et virginal de l'eau vive

Si tu attends les délices d'un somme lourd et sucré aux parfums de brise marine

Love-toi contre les bordées intimes et cintrées de ce " lit - bateau"

Tendre comme un souvenir d'enfance un berceau d'étreintes

Si dormir est aussi pour toi une traversée l'espoir d'un jour de grosse mer

Cet univers de songes azurs

Alors va au fil des flots rassemble ces bois flottés comme on compose d'un regard vague un bouquet de fleurs et, avec la mélodie des torrents, l'écho des montagnes sois l'artisan du sommeil de tes nuits, l'alchimiste brodant chacun de tes matins, le marchand de sable qui saupoudre abondamment tes jours de clartés, de métamorphoses
 ... Ploie, cède comme le bois vieilli, laisse-toi aller !

Il resplenditet  m'interpelle renaissant au-delà de l'étonnement et compose nos hasards la création

Mes mains n'ont jamais failli la cage aux pensées vagabondes s'est ouverte

Aux seuils tentants de l'éternité de l'imaginaire

J'ai habité une mélodie ces festons de copeaux la chevelure d'une lame

Et ces sourires attachants m'ont lié languissamment aux voiles fécondes de l'olivier 

Entre orages et bourrasques la foudre j'ouvrage sans relâche réchauffant et meublant chaque soirs des heures tristes qui fredonnent l'interminable hiver

Je reposerai sous peu au plus près des bois de la vague

j'en épouserai tous les galbes audacieux comme on boit à satiété au  puits du désert aux fontaines  fidèles à tous ces mots de cristal qui ont dansé dans un seul regard de source

Ne partagions-nous pas silencieusement ce rêve ondé aux confins d'une seule âme ?

 

2ème écriture le 7 Mai 2011

 

CRISTIAN-GEORGES CAMPAGNAC

 

Lit_travers

...

DSC03752