La mort est solitaire tandis que la servitude est collective

Albert Camus

La Chute, Ed Folio - P: 142

 

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Le vent a viré au Nord. Il est froid, dispersant quelques grains et leurs rafales pénétrantes. La mer est à la houle ; elle s'assombrit et partage avec le ciel ses ecchymoses. Il règne en ces lieux, la désolation des beaux rivages perdus, le silence majestueux d'un interminable hiver, de la solitude.

Les vents viendront de l'Est, des Balkans, de la révolte ; ils seront vifs et cinglants ; la mer d'argent cachera mes sillages d'humilité et je boirai les houles absinthes au terme de leurs voyages. Les vagues garderont à jamais le souvenir de nos chevauchées sauvages, les délires esseulés d'un Marin que l'absolue nécessité des flots emporte

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2 ème Ecriture le 27 .01.2012