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Vue sur Stagnolu et les rivages perdus



La Mer, tout autour d'une Île constitue un indicible Panorama... Il nous subjugue, inépuisable en ses couleurs, de contrastes et de lumières. Sculptures, mouvances sans durée mais éternelles sont un ravissement pour l'âme. La côte en deviendrait presque anodine ou un lieu commun parmi tant d'autres que nous connaissons si la mer n'était plus !
Mais quand, au long cours d'un seul bord, au plus dense de l'oubli, s'ouvre le grand large et la scène multiple de l'horizon, ses chutes de nuages au-dessus des vagues emmenées comme un torrent,
Quand, me consolant de la route du retour, la mer a des reflets de pierres précieuses sur l'or des rochers et le grand fond des montagnes, alors je nous fais part de ce que signifie un rêve d'Île à nulle autre pareille.
Le soleil est de la partition des éléments, fidèle et généreux et s'il venait à nous quitter un moment au milieu de la tourmente, nous nous sentirions subitement seul, dépossédé, à la dérive d'une mer sans partages, d'une Île sans rivages...

Je crois que je n'aurais jamais rien vu de si beau que le large absinthe ivre de vents et ses myriades de crêtes écumantes, se soulevant dans l'azur comme un désert de dunes translucides et vaporeuses.

Les rafales et les bourrasques virevoltent avec l'embrun, s' affolent en tourbillons de silences. Je les regarde danser au-dessus des étoiles et de la nuit, palpiter avec les voiles complices de l'oiseau, la chevelure des lames virginales ou l'aile frémissante d'un humble petit passereau des mers.

Je n'oublierai pas les chevauchées des jours de transes et de vertiges, lancé à vive allure sur les flots tempétueux, me dirigeant vers ces percées de ciel encore plus bleues, plus profondes d'avoir été cernées de nuages noirs et colossaux.

Là-bas, entre deux Îles et le sursis, j'ai entendu déferler mon cœur pour une seule Île...

 

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Vue sur Testa di Vintilegna

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Départ: de Testarella vers les Bouches