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Paru en 1941

Il n'y aura pas de cliché ni de lieu commun dans ce Post, juste les pensées humbles d'un amoureux de la mer que j'adresse à ce Navigateur et à l'homme exceptionnel que fut Alain Gerbault. Je vous présente deux Ouvrages clés qu'il écrivit vers la fin de sa vie, des Livres aux récits chaleureux et emplis de respect, d'admiration pour le grand Peuple Polynésien, pour l ' Océanie toute entière. Un plaidoyer, un réquisitoire presque, afin que vive la Polynésie et toute l'Océanie dans le droit fil de son passé, de son Histoire, de ses migrations et de sa Culture millénaire, si étendue; on serait tenté de dire de ses Peuples caractéristiques d'une partie du Monde, de ces Îles dispersées aux milieux de l'Océan Indien, sans nulles autres pareilles, que l'on ne sauraient éradiquer dans le grand échiquier polico-économique mondial, dans le nouvel ordre technocratique actuel!
Ce Marin d'exception y a séjourné de longs mois, apprenant à connaître les communautés des îles et des Archipels, partageant intimement la vie et les usages du Grand Peuple des Îles, Navigateur aussi sans égal!
Au fil des pages, c'est toute l'envergure de la bonté, de l'hospitalité, des coutumes Polynésiennes qui resurgit déjà d'un passé lointain. Ce passé qui ne demanderait qu'à émerger, fut-il enrichi de quelques modernités incontournables mais librement consenties par le grand Peuple des Îles et non pas quelques décideurs à la solde de systèmes réducteurs et implaccables!
De tels témoignages méritent que l'on s'y attarde aujourd'hui, que l'on reconsidère l'avenir stérile de la Mondialisation aux goûts âpres et amers de l'uniformisation, de la standardisation à outrance des mœurs.
Des pages inoubliables, une fraternité sans compromis, des mots aussi profonds que bleus, des sentiments à la hauteur de l'amour envers un peuple riche et bon. Lisez ses livres; lectures indispensables pour toutes celles et ceux qui côtoient l'univers incommensurable  et partagé des Océans.
Je crois que de tels esprits, ces hommes vrais, redonnent à la mer sa vocation originelle, universelle, intemporelle et vitale:
La Rencontre et le Partage, fruits nobles à l'arbre de vie si cher à Théodore Monod



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Paru en 1949

 

" ...Tous me souriaient lorsqu'ils dansaient, et sur les visages des danseurs de toutes les lignes des Otéas je retrouvais le même sourire qui était pour moi. Ils dansaient, et cette pensée me remplissait de confusion et d'un bonheur sans mélange. Une surprise m'était aussi réservée, car les chœurs entonnaient un chant spécialement composé en mon honneur, que je devais entendre souvent par la suite à Porapora. Il n'y avait plus, hélas! de grands poètes comme autrefois qui savaient composer les Fatara ou chants d'exaltation. C'était des jeunes gens qui l'avaient fait et leur inspiration nettement européenne ne valait pas celle des chants de leurs ancêtres:

 

Salut à toi Alain Gerbault _ Que notre rencontre à

Vaitape_ se transforme en chose d'allégresse_ pour

te recevoir Alain Gerbault.

 

Glorifions-nous tous ô amis_ le voyage d'Alain

Gerbault_que cela devienne chose d'allégresse_

pour te recevoir Alain Gerbault.

 

Voici venus les enfants de Vavau_ pour te célébrer

_ que cela devienne une chose d'allégresse_ quand tu retourneras vers ton pays.

 

Quand tu navigueras sur l'Océan_ souviens-toi de tes enfants_ que nous ne soyons pas morts pour toi

_ quand tu retourneras vers la France.

 

Puis commençait pour moi la danse en rond que je voulais revivre: l'Ori Faaohu ... "

 

Pages 119 et 120

Îles de Beauté

Alain Gerbault

 

Alain_Gerbault

 

CHOC