Deux Dauphins, un Couple surement, ont croisé vers le Grand Sud... Quelle majesté dans le grand frais et la froidure bleue de Février; je les ai vu cingler et reprendre le large, avec l'assurance des Grands Migrateurs, l'Aura des Apôtres de la bonté

!!!

Je ne saurais dire la mer et ses offrandes aux seins de ouate et d'écume,  à l'Azur des ciels. Les vagues et les montagnes d'eau vêtues de pureté chantonnent à travers les solitudes un soupçon de répit et de quiétude...
Mais ici, je dénoncerais toujours l'opprobre de béton, les souillures nauséabondes d'une époque gâtée et sans scrupule ni dignité, tellement ingrate envers le substrat et l'essence des choses indubitalement réelles.
La terre et les rivages en leurs vastes blessures suffoquent, exhalent l'haleine fétide des billets et des gains faciles que le temps thésaurise à une infime échelle: le profit aveugle et guerrier!
La terre, la grève, le rivage, tout ce qui fait de mon île cent mirages, s'en va ou se perd dans l'enclave, l'entrave des regards aisés, des privilèges ancrés qui blasphèment et injurient le large et les horizons des rives souillées.
Ô coups de vent, qui honorez encore et toujours la noce des mondes, levez vos lames profondes, abattez-vous en Tempête, en Ouragan sur les marques, les vestiges, les témoignages d'un destin volé,
retrouvez l'antique splendeur et la grandeur originelle, l'infinité de vos siècles bâtisseurs et matures.
Ne disaient-ils pas la beauté, l'immensité, la générosité d'un univers de promissions, à partager dans le plus imprescriptible des respects, la plus noble déférence que l'on doit à la terre et à la mer nourricière.
Il est des espaces vitaux, capitaux, essentiels, ceux-là même qui ont forgé la Culture et l'âme du vivant, à épargner, à ne plus blesser...
Puisse la conscience universelle, la pensée et la connaissance œuvrer sur le chemin et le sillage de la re-Connaissance envers ces mondes que la vie nous octroie sans compter, que la Nature nous confie avec tant de largesses.

Île! Par tes harmonies bercée, transfigurée, aux beautés insolentes, interpelle encore et toujours les pourfendeurs de la voie, tous les traîtres aux merveilleux exemples que tu dissémines au fil ténu du temps qui va, hante à jamais l'ancestral chemin de pierre et d'eau lié à tes voiles de mariés

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MARIN

2 ème Ecriture le 29 Mai 2011

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