Cap_des_Temp_tes


Qu'importent les mois, les années quand déferlent depuis l'aube des temps ces lames divines, que veillent des stylites de granite ébranlés sur leur socle par des vents fous !
Nous sommes au Cap des Tempêtes, ce légendaire Cap Marianon, là même où ne s'aventurent que les plus grosses vagues des Îles, d'une Île à part ; la terre tombe, dévale dans la mer. Oublis que ravivent l'embrun, cet élixir de vie et de rêves absinthes, les philtres passionnels que les grands espaces infusent.

Au plus près du rivage, la vie ne tiendrait qu'à un fil, aussi ténu que celui de la toile d'araignée prête à figer, à maîtriser sa proie. Et quand la colline d'eau s'abat, une volute de mousse gagne les hauteurs, rivalise avec les premières prairies que la mer épargne. La mer, la vague verte et le maquis se confondent, roulant et grondant comme le tonnerre, le chant des tafoni* façonnés et creusés par le temps
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Vers  les zones côtières, la désagrégation de roches grenues due à la cristallisation de sels en solution dans les pores ou les fissures (haloclastie) donne naissance à d'étonnantes figures d'érosion appelées tafoni.