11_02_201018


 

Il me semble que le ciel se couche sur la mer, comme s'il avait été allégi, unissant en une seule et même onde l'abîme et l'existence... Les embruns volent et voyagent ; l'écume s'étire et compose avec les nuages de la mer et du ciel qui passent et reviennent inlassablement. Les flots virnt au bleu roi, vertigineux; ils m'ouvrent les portes de l'azur que je caresse tout autour de moi, que j'appelle de tous mes voeux.
Qui de nous, de vous, de cette magistrale symphonie tutoie réellement la vérité, la beauté, l'expression éternelle de l'au-delà ?
Ne suis-je pas en cet instant un passager emmené à bord d'un mirage, de l'hiver, cette illusion à la recherche du temps perdu ...
Au coeur de l'univers fluide et des éléments fusionnels, entre la fuite et le retour, comme un perpétuel recommencement, il n'y a désormais plus aucune fracture entre le monde et ses sillages. Le temps à l'espace se lie, le corps et l'esprit sont de la mer. Tout là-haut, les ailes blanches s'élèvent et se brisent en un choeur de cristal

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2 ème Ecriture le 209 Mai 2011

3 ème Ecriture le 5 Juin 2011