Le cadre est ce livre absolument magnifique écrit par Albert Camus - Noces L'été -  autour de l'Algérie, près de la mer et en ces lieux de prédilection qui se nomment Tipasa. Voici quelques pensées que je verse dans la Catégorie des Citations, non comme lieu commun mais juste pour en partager la profondeur et la clarté

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" J'ai toujours eu l'impression de vivre en haute mer, menacé, au cœur d'un bonheur royal " 1953



" Grande mer, toujours labourée, ma religion avec la nuit ! "


" Certaines nuits dont la douceur se prolonge, oui, cela aide à mourir de savoir qu'elles reviendront après nous sur la terre et sur la mer. Grande mer, toujours labourée, toujours vierge, ma religion avec la nuit! Elle nous lave et nous rassasie dans ses sillons stériles, elle nous libère et nous tient debout. A chaque vague, une promesse, toujours la même.
Que dit la vague? Si je devais mourir, entouré de montagnes froides, renié par les miens, à bout de force enfin, la mer, au dernier moment emplirait ma cellule, viendrait me soutenir au-dessus de moi-même et m'aider à mourir sans haine . "

" Seul aussi avec l'horizon. Les vagues viennent de l'est invisible, une à une patiemment, repartent vers l'ouest inconnu, une à une. Long cheminement, jamais commencé, jamais achevé... La rivière et le fleuve passent, la mer passe et demeure. C'est ainsi qu'il faudrait aimer, fidèle et fugitif. J'épouse la mer. "

La mer au plus près

Page 182-183
Édition Folio

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