08_08_20105

Longues et interminables sont les confessions de la mer aux rivages. Les abrupts, les tombants du Cap Corse baignés des flots et de la houle cyan illuminent la mer de Ligurie, n'en finissent plus d'écrire, d'orner les parchemins ondés d'ocelles aux pieds des monts verdoyants et parfumés de myrtes.

Les vagues semblent palpiter comme les ailes d'un papillon épuisé qui vient de se poser !
Je me suis si souvent arrêté en chemin - Une voie inévitable, dont je me serais bien passée, véritable balafre, blessure pansée d'asphalte et de bitume à flancs de montagnes déchirant l'inestimable osmose des monts et de l'azur -  pour contempler les horizons éthérés.

Je les embrasse, ils se confondent pour dérouler leurs interminables écharpes spumescentes, mille histoires d'eau...

Et l'on se prendrait à lire aussi, parmi tous ces camaïeux, quelques oracles, les bons ou les mauvais augures de la destinée, comme le firent si souvent les initiés de nos Terres ancestrales quand ils décryptaient les humeurs et les dessins de l'huile versée à la lueur vacillante d'une chandelle, quand ils interpellaient la mémoire du futur inscrite au tréfond mystérieux d'un regard et de l'âge, l'évanescente prophétie divinatoire ?

L'émanation lointaine de la mer épouse sans fin les effondrements, les dévalements et les figements tumultueux et solitaires de l'Île, du Cap Corse, là où j'aurais passé peut-être, pèlerin sur la Mer


2 ème Ecriture le 16.04.2012


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