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OU LA TOUR OUBLIEE

 

De la Tour, c'est un regard immense qui s'offre au promeneur et au marin. Un havre de tranquilité et de recueillement, baigné de ciels, s'offre au sommet de la colline... Et pourtant, sous les machicoulis qui cèdent à la pression et à l'usure des vents, tant de destinées reposent sous le petit pré d'asphodèles.

De là, Capu di Muru, Cupabia, Porti Poddu, Campumoru et ses rochers bien connus se révèlent dans l'azur brumeux d'un tendre avril et du petit matin. Vers les lointains s'élèvent les versants Nord de l'Alcudina, la cime altière et imposante qui gratifie le sud de l'Île d'un massif prestigieux et grandiose.

Face au Grand Bleu, la Tour de Campumoru veille au Sud-Ouest, garde l'entrée d'un golfe qui attire et infléchit la course, l'élan des longues houles d'Ouest. Le Ponant s'engouffre ici avec force et violence. Je connais bien ses rafales et ses bourrasques au détour de Capu di Muru. Dans les parages, je sais aussi un site merveilleux et rare où la pratique de la glisse sauvage sur des vagues vierges enivreraient le plus exigeant des aventuriers. C'est là-bas que je tenterai de combler quelques heures de mon existence, d'une âme inassouvie à jamais de grands espaces.

Je verrai peut-être aux pieds des tours les tombants et les versants de la Tassinca. Ils poindront à l'aube d'un temps qui n'aura jamais passé, figé comme l'azur, l'éternité, l'empyrée !

Là-bas, la terre s'étire et tend loin ses bras en mer, recule pour mieux contempler l'oeuvre des dieux. Une Île se confie aux lueurs vespérales, augure chaque jour qui vient dès l'aube revenue. On y entend l'ascension symphonique de la vie, les harmoniques de l'eau louanger une montagne dans la mer 

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MARIN

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2 ème Ecriture le 27 Mai 2011

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