RIVAGES_MENACES

 

Le monde arrive, les beaux jours aussi. Les terrasses affichent complet, le tourisme sera lucratif et les augures sont bons; et c'est tant mieux ! soit... Une Île charme, séduit et les photographes font recettes; quoi de plus normal ? C'est une évidence, un juste retour des choses pour des dizaines de milliers d'estivants qui sillonnent le Parc Marin et tant d'étendues de rivages, d'espaces remarquables. On revient se ressourcer au coeur d'une Nature dont on prétend qu'elle est préservée ...!

Je ne le crois pas! du moins au fil des dizaines de kilomètres que j'arpente à pieds... Prendre le temps, bifurquer, chercher, observer, aller là où il n'est point d'activités humaines ou si proches et déplorer l'entassement abjecte des miasmes qui a terme pourriront l'environnement. Point d'écologie à la petite semaine ou de circonstance. Là, il ne convient pas de s'afficher, de se situer, de paraître mais tout simplement : dénoncer, dire ASSEZ !

être intraitable avec les déchets de l'activité humaine, quelqu'elle soit !

Il est tant de lieux merveilleux, fragiles, splendides que nous nous devons de protéger et de laisser en l'état d'originelle nature. Et bien des espaces de ce type ne souffriraient plus de la fréquentation des hommes si l'on observait à leur égard un minimum de prévention, de précaution!

Alors que font les Collectivités Territoriales sur le terrain de la déchéance, de la désolation, de l'activité anarchique et non contrôlée ?

Ce que vous voyez ici n'est que l'infime partition d'une réalité affligeante, des déprédations qui vont croissantes et se répandent partout autour de l'Île, enfouissant profondément dans la terre des décennies de miasmes.

La mer n'est pas tendre, elle ne discerne rien et ramène tout à la côte... Elle se moque du Statut de Réserve, de Parc, de Sanctuaire. Il lui fautle concours de l'homme vertueux et attentionné pour traverser cette époque terrible!

Alors, me diriez-vous, aller clamer haut et fort le spectacle sportif, l'aventure, la belle nature, une Île en beautés au seuil de la crasse et de l'injure, ce sera sans moi !

Réagissons fermement afin que de tels débordements ne mettent plus en péril un cadre de vie plus qu'exceptionnel et de plus en plus fragile.

Pour l'anecdocte

Je marchais sur un sentier, bifurquais vers la mer et pris une sente sinueuse qui gaganait très vite un espace lacustre. Je tombais sur un sablon magnifique dont le calcaire illuminait les flots transparents. Sur le bord, une épaisseur de plastiques, des emballages.

Entre les morceaux de calcaires, des plaques de goudron épaisses et gluantes.

Vers les joncs, à la lisière du sable et de la petite dune, un monceau d'imondices lentement incrustés dans le sable...!

Aux portes de la ville, ce havre de paix et de splendeurs croupissait tel un bassin de décantation, un égoût que les trépidations de l'été s'empressent d'ignorer .

Désolé pour ce Post, mais le Respect de la Nature comme celui de la vie qui lui est concomitant passe avant tout, avant un Front loop, un Burner ou tout autre de nos fantaisies illuminées de ravis!

L'Extrême, OUI ! Mais dans un Cadre plus que préservé, comme si envers la nature, les vagues, l'azur, les hommes de la terre ancestrale nous avions prété un serment indéfectible de non agression. Une Île est en danger, partout le chancre progresse et rien ne l'arrête, ayant conquis et tué les artisans du temps

!!!

MARIN

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