TEMP_TE_DIANA__CORSE_2020

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Je voudrai toujours dire et  conter le vent. Annoncer comme accompagner ensemble  les ultimes instants de la nuit qui  bercent  le silence, dispersent  le vol harmonieux des nuages. L'aurais-je  tant  rêvé aux confins du chant translucide,  de l'impalbable flux. Quelle plus belle lyre offrir  aux marins  pansant l'absence comme elle aurait manqué aux choeurs des  vastités.

Fidèle à la migration des oiseaux,  fenêtre de ciel  grande ouverte sur les horizons de l'âme ?

Évoquons  ces parfums qui dansent avec lui au-dessus des  bois de myrtes. Qu'un  souffle  agite et donne le  frisson à la lagune, au  chardon bleu des dunes, aux pavots jaunes qui essaiment leurs pétales flavescents comme de petits soleils  se confiant aux rafales ... au loin,  vers les collines, les tombants  éclosent mille  promesses mellifères.

Au petit jour rosit  l'écume des vagues. Un nuage se  teinte  de jeunes  lueurs. Le soleil est encore bas. Les horizons marins n'en sont que plus profonds, nuancés, encore plus bleus et  plus ondés. L'embrun convole, s'attarde un moment en  glaçant  quelque  galbe ivre  et la  moire précieuse. Le temps de la durée, éphémère, vire à la beauté sapide et vague de  fleurs marines. Cristalline et mélodieuse fluence.

Le rivage n'est que bruissements, frisottis, mouvements perpétuels et infinis où la brise se devine, appose sur le sable de langoureux  baisers d'écume.

Une pensée, un reflet sur la mer bleu-de-ciel :  L'évasion que je brasse avec  les ailes du vent grave sous les étoiles une histoire sans fin !

Il est l'heure de se confier, passager de la mer, migrateur en partance. Depuis le sablon, avant de se livrer à l'improbable, lorsque l'aure frémissante fronce  l'univers des songes, tout n'est que révélation, nouveau départ.

Regardez ces espaces où les oiseaux vaguent et esquissent à la leur guise de libres desseins. Qui nous parlent des vents fous et des bourrasques, nous invitent sans cesse à jouer, à prendre le flot et  le pouls de l'océan, à vivre la ronde essentielle, le cercle et l'ellipse des vagues lcomme un perpétuel retour ! jeux et frissons de l'enfance que les vents emportent, une voile libre vous a rejoint.

Cet océan, je le sais sans limites ni frontières, sans barbelés. J'y étire tous les sillages, les élans  de mon âme. De blanc, je borde les jours, je décrypte au coeur de l'azur les blessures d'un monde à la dérive du mal existentiel.

Les nuages voyagent. Ils vêtent le ciel, soulignent les linéaments  de l'absence comme ils effrangent les  soupçons d'une Île qui sommeille et qui se cache dans les  brumes estivales. Bercée ou révélée par le chant immémorial de l'onde, une Île renaît toujours à ses  vents qui la bordent.

L'onde est au vent et à la mer ce que le corps et l'âme, d'un commun accord, offre à l'univers irraisonné des sens.

Sur les flots, regagnant le large et ses solitudes, que  je contemple encore et toujours, poussé par le vent, le flux triomphant de l'eau en tempête. Et de vastes baies ouvertes aux mille horizons tendent leurs bras de terre, séduisent les sommets de la  Montagne dans la mer  que spyres et  gyres  de vents ouatinent  indéfiniment 

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Lecture à mes Petits enfants

1 ère Écriture le 30.07.2011

2 ème Écriture le 19.03.2012

 3 ème Écriture le 06.20.2014

En cours et à travailler - ébauche, idées de texte

4 ème Ecriture qui se précise, enfin, le 13 Juillet 2020

 

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