L_EAU__SONGE_INSULAIRE


LE FICHIER GRAND FORMAT 

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Février s'est élancé des montagnes et des pôles ; son aura est un hémisphère. Il aura déposé un épais manteau blanc au coeur de l'hiver réveillant çà et là le spectre de l'isolement, de l'oubli. Tant de pensées vont aux sans abris que ses frimas glacent et figent dans les rues ou les campagnes de l'autre moitié du monde. Des vies sombrent, reléguées entre le tumulte du labeur et les joies de l'or blanc ... Morne mois aux rudesses de la grisaille pesante et des cieux hyperboréens. Et les ailes blanches des vents du Nord et des vagues de froid bleues frappent inéluctablement sans compassion.

Blanc-seings que la mer et les ciels apposent, qui ouvragent leurs jours et, Février compose dans le silence convenu de la tempête, de la grand houle de fond et des congères ... Mois d'eaux transfigurées empli de mysticisme et de tant de métamorphoses, je t'écoute et te devine en toute chose ; ne suis-je pas le passager, l'hôte des conjonctions astrales qui font de nous, l'espace d'un éclair, les hérauts de la chute et du renouveau imminents ?

L'eau givre, plane, crée, légère ou plus cruelle que l'avalanche. Une eau si limplide et cristalline que l'hiver cache, lustrale comme un filet d'écume, larme ruisselant des yeux de la mer trahie. Parfums de solitude que les brisants et les bourrasques dispersent au diapason des amandiers qui floconnent en neigeant leur myriade de pétales vers le sépulcre de l'hiver animé de blancheur...


1 ère Ecriture le 13.02.2012


AC - TUALITE

Comment imaginer un instant l'eau de la mer souillée par un navire à l'entrée du Vaste Parc Marin International des Bouches de Bunifazziu ? C'est ce qu'il est pourtant bien arrivé en ces jours de Tramontane lorsqu'un bâtiment battant Pavillon Maltais  dégaza au large du Détroit en cette fin du mois de Janvier... !

La Tempête n'a pas d'âge, elle survient, surgit et assombrit. Elle déchaîne les flots, les courants et la marée. L'avarie n'est jamais loin, imprévisible, soudaine et l'accident s'avère alors inévitable. Il est des tempêtes qui sévissent dans le détroit dont on ne mesure pas vraiment les dangers et les risques encourus par tous les bateaux. Une Marée Noire est bien possible dont l'ombre glauque, le manteau visqueux pèsent lourdement sur la Vie, la lumière, la beauté.

Sensibiliser, dénoncer, évoquer toujours et encore, recuser les Politiques de l'Argent irresponsables et aveugles afin de garder, de préserver notre Cadre de vie, nos ressources, l'Environnement dans un état de totale sécurité. A notre époque, nous en avons largement les moyens, à tous les Niveaux ; il n'est question que de Pressions, de Volontés, de choix clairs et définitifs pour la sécurité et le bien de la Civilisation qui va sans démériter, sans insulter l'Etat de Nature

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