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Amis Glisseurs, vous êtes en mal de Swell, les bons tubes ou les Barrels vous manquent ? Voici quelques notes marines jouées sur le fil de l'aube, vers quelques destinations Insulaires perdues ou inconnues. Nous errons en ces lendemains de tempêtes lointaines qui fredonnent inlassablement les chevaux blancs de Gauguin et dont Brel a peuplé son Île...

Il est encore des Îles que l'on dit secretes, mystérieuses aux anses cachées et que toutes les embarcations redoutent parce qu'elles ne peuvent y mouiller en paix quelques heures ! Là-bas, les langues d'écume et de mousse, le galop des vagues profondes recomposent inlassablement les rivages ; mais la côte, tel un regard digne, garde ses accents d'infini et d'éternité que l'on doit aux rochers, à la pierre et aux monts qui accrochent les nuages, retardent les vents qui les habillent.

C'est aussi vrai, il faudrait des heures de marche bien chargés, avec un bon Mulet de nos montagnes d'antan pour quérir ces perles d'eau vives qui s'enroulent aux colliers de la mer, aux vagues incessantes qui font allégeance à la tempête solennelle, souveraine.

Ici, tout participe des mêmes desseins intemporels, comme si l'homme et son esquif eussent été déjà programmés dans l'information incommensurable de l'Univers et le futur.

Au large, je sais les fonds prodigues, ultamarins, esquissant dans les brumes d'embruns les rêves ou les songes de ces îles que l'on dit édéniques, inaccessibles, ces récifs intouchables ... et pourtant, il n'est qu'un pas à franchir, celui du risque pourqu'il deviennent ce brin d'Aventure qui manque parfois à nos dérades et vous emmène autour de notre vaste Monde, sans démériter, croyez-moi !...

Sur la mer, tous les Horizons se ressemblent. Et quand la Terre n'est plus qu'un mirage ou ondoie sous nos pieds en ses craquements d'arbres transmués, alors, les étoiles se mettent à danser sur l'iris et le taffetas galbé des crêtes, à l'unisson de la houle, d'un souffle vital, divinnement orchestré.

Inside, Barrel, Tube, Antre, Caverne, les mots ne suffisent pas à cerner le frisson ; certains y vivrait l'incessante migration vers la vie, cette sensation ineffable et familière de " déjà vu ", l'irrepressible appel de l'eau, élément originel et purificateur ...

L'eau soit louée !


1ère Ecriture le 20.06.2012

21.06.2012

 

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