Vagues__les_

M56 -  " I Scodi Neri "

 

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L'inaction est source d'angoisses !... mais dans ce monde qui calte à toute berzingue, rien d'étonnant à ce que ce la surrenchère débloque ... Notez, un calepin, deux dates et tourner la page ! Quelle destination ...c'est la grand'messe aux cachets ou à la défonce : que choisir vous dit tout. Voici la croc-nique désabusée de Marin en ces temps de non-gens et de fantasmagories ; accrochez vos ceintures, ça envoie copieux le caviar !

DU WINDSURF A LA CHRONIQUE SOCIALE : EMBARQUEZ !

 

CLIMAT 

Les mois d'été, d'une année sur l'autre, ne se ressemblent plus ! C'est ainsi et on n'y peut plus rien ; dans le temps, ils étaient comme programmés très naturellement, revenaient avec leurs Coups de vent d'Est, de Nord-Ouest, d'Ouest, ces " Libeci " qui vous pulsaient de Bunifazziu à Capicorsu leurs rues de nuages orangés depuis les Colonnes d'Hercule. Les ciels au couchant, au Levant s'embrasaient, rougeoyaient. L'air était si frais le soir et fleuraient intensément l'immortelle et l'azur.

Je note et j'observe dans le Grand Sud des températures dignes des plus fortes et longues Canicules depuis la Mi-Juin, avec en tout et pour tout un intervalle bien court de pluie et de fraîcheur ( UN JOUR ). Mais Motus et bouches cousues du côté des doctes Climatologues. Les vents accentuent, à l'opposé des côtes, la hausse des températures, la sécheresse. Le système nuageux se réduit à une serpière mal lavée, rincée. Le souffle chaud, humide et collant pue plus qu'il n'embaume et l'Île de Corse se noie dans les miasmes torchés bien mondialisés. Ainsi vont les certitudes et le progrès, l'assurance de filer droit le bon chemin vers l'apocalypse, de faire du bien au climat de la Planète en évoluant ; en attendant, Curiosity après Saturne V, foule Mars - la mode est au Robots -

Le Sahel craquelle, l'eau du robinet comme l'Euro vous flanque la " Tourista " de partout et chlingue le Chlore sur-dosé. Les routes, de vraies poubelles et des chiottes, ressemblent par le nombre et l'encombrement aux convois de fourmis dans les décharges et grouillent. Il faut faire avec, pas de swell à l'horizon, les modèles affectionnent l'Est des Bouches et surtout les fins de semaines, les ponts habituels ! O Hiver, où es-tu, que fais-tu ? Les vents, loins d'annoncer un rafraîchissement brandissent le spectre de l'assommoir !

Les ventilateurs tournent plein pot depuis 8 semaines, il fait plus chaud la nuit que le jour ...  Les Clim suent ! Au lit, on jibe en rêve ou l'on en-quille des bottoms incessants pour prêter le flanc au souffle bouillant de trois pâles plastic qui ronchonnent comme un chef. Si une panne survient, c'est la suffocation immédiate ! O brises de terre ! Et vous, bonnes Dépressions, Combos, Flux et Courants de Gascogne, passez aux aveux... qui vous défient ainsi et vous vainquent ?

 

DELIRES

Un regard de Lamma  vers d'autres " Guru " et l'on s'enflamme aux graphes rouges, violets, gris, indigo et consort ! ... les marchands de rêves opèrent mais les Icebergs gigantesques se font la malle, les journaux se vendent bien, les forêts disparaissent entre la pâte à papier et les incendies ; les fins de mois, l'axe de la terre bouge et s'incline plus encore encaissant le poids des fortes migrations saisonnières tandis qu'à Londre, on affiche les Médailles pour quelques dizièmes d'éternité en moins ( Ah, ici, c'est l'inverse du Plus, pour une fois, le moins glorifie - quel amateurisme, ô Coubertin ! )...

La Syrie massacre, la route assassine à très grande vitesse, les animaux domestiques abandonnés sont livrées en chemin au terrible sort des déshérités. A l'écran il pleut bergère et les salon prisés exultent et " resplendissoient " ! Les ducs et les marquises ne sont plus loin. Mais on veille malgré tout l'indice de croissance ; système asservi et petits soldats obligent. Le Cac a encore de beaux jours devant lui ! les Stats ont intégré la Canicule de 2003 ! du déjà vu, pas de plan - trop coûteux - les vieux, les bébés ont chaud, certes, le social gère comme l'associatif les bévues et les carences des Etats ... allons donc, tous dans la même galère où les Pontes climatisent la Planète de la passerelle - G8 à 150, bientôt - Tous à la même en-seigne où l'eau du bain resservie croupit pour le peuple !

Dans le ciel, les jets innombrables tissent leurs mailles inextricables et assèchent les nuages ; il paraît qu'il faut encore gagner sur le temps ! remarquez, au point où nous en sommes, ce n'est là qu'une boutade, qu'une lapalissade. Frénesies, boulimies, excès, raisons, sûrement ! Il faut faire vite, très vite, les heures pressent et se barrent à la trappe... Le grand Ordonnateur, le " Grand Yaka argenté " règle tous les moratoires et ne tergiverse pas. Il n'y a que les Indices Cac-quêtant qui sont au beau fixe, l'obélisque au Zénith. Les chiffres parlent, débondent sans débander ; on vit plus longtemps, à la bonne heure et au turbain jusqu'à 70 balais, Schnell ! il paraît que maintenant, on clamse sur commandes, après 70 piges, rarement avant ! les Stats, c'est fait pour cela, pour entuber l'opinion. L'arme infaillible des Technocrates ; c'est vrai, il en faut, c'est comme la guerre me disait ma mère ou ces mecs qui arborent 18, 21 Milliards d'Euros en fortune Strictement personnelle ! Ah, c'est du joli ... Mais il en faut,, oui, oui ! sans n'y rien capter, on le répète, après tout la tune c'est comme les morts, on entasse ...

Ils nous auront pris jusqu'à notre destin, les enfoirés ... Une existence où la fatalité, l'hérédité, la maladie inhérente aux Siècles  ne sont pas des données qui se négocient ; exit du débat, ou alors, raque mon salaud, c'est la règle du jeu ! de quel droit, qui prétendrait le justifier, arguer sans se vautrer dans les digressions oiseuses et ampoulées du nanti et du séide ?

Un borracho vous percute à 170 Km/h et c'est l'Etat qui perçoit les taxes d'un connard qui s'est flambé la gueule, qui  récupère 35 ans de Cotisations pour la Solidarité ... Ben voyons, Messieurs en cols blancs, en toge et hauts-de-forme, doges perruqués des hauts aéropages ! Formaté, cadré, orienté, poussé, bousculé, ac-culé, contraint et forcé, dressé avec le poing, " Tatanka ",  ainsi va le temps et avec lui la vie, l'existence, notre Bon-Homme de chemin que l'on est sensé habiter pour une durée indéterminée, en instance de programmation. Le Numéro veille, sommeille, fluctue qui passe en pertes et profits nets de taxes sur l'Ordi géant qui ne bugge jamais et amasse plus au diapason du décompte, de la roulette russe ! " Chez ces gens-là ", notre Monsieur, on palpe, on suce, on dresse, on branle aussi !

L'immédiat, l'éphémère : voilà une denrée qui se négocie et se vend très bien, cotée à souhait, le temps de tré-passer ; c'est d'ailleurs celle qui garantit le plus de bénéf. C'est bien pour cela que la masse se rue, assume, supporte et consent en silence. Le nectar est juteux ! Au pays des "né-gusses " il n'y a jamais eu d'argus, il faut raquer illico !

Qui rêvait de République depuis Platon, invoquait Nietzsche saisissant à la volée et à bons comptes ses accrocs à la morale, surfait sur les acquis de tous les Fronts Populaires ou Révolutionnaires pour finir dans l'urne en louant ses tyrans ! La voilà bien servie qui rampe à son tour et sert l'éternel retour du miroir aux alouettes ! Le Sur-homme là-dedans ? Utopie, prétention, Vanité, Fausse-Route ? Dieu seul le sait lorsque l'on se dit que l'on mourait aussi bien il y a deux Mille ans qu'aujourd'hui. Et si Dieu venait lui aussi à mourir, avant nous, écoeuré de voir à quel point la modernité lui aura encore désobéi ?...

 

LE BILAN

Mais dites-moi, faisons un peu les comptes et regardons de plus plus près quel est en définitive le Bilan de nos modèles de Sociétés, les enjeux qu'ils couvrent et commandent à  court terme, les yeux baissés dans la fange ?

Quel est ce super-humain prétendant allonger la durée de la vie ?  Pour qui et comment, justement ou inégalement ? A quand l'existence à quatre vitesses, le Ticket d'attente pour des soins de classes et plus, de distinction ? ...  Quels leurres, Mesdames, Messieurs nos  pauvres Petits-Enfants, garde !

Qui servons-nous ainsi ? Les Générations futures ou l'Environnement, une noble idée de la Vie ? Il est à craindre que ce ne soit ni les unes, ni les autres, mais pour le pire, inexorablement...

Que nous coûtent les transports en vies humaines, la Pétrochimie en qualité de vie, le Stress innommable que la ville et le labeur moderne font peser sur l'équibre bio-psychologique et informationnel de l'humain, de l'Enfant, du malade ? Que nous valent les produits de la grande consommation et de l'élevage industriel avec leurs marges de tolérances assorties de pseudo-santé-prévention ? Guigoz est déjà si loin, l'allaitement se meurt, pleins feux sur la Croissance Tous Azimuths et le muscle cultivé aux appareils en salle dopa-miné !

Les sociétés modernes ont un coût vertigineux et, s'y pencher ne serait-ce qu'un instant donne le vertige, la nausée, un relent d'absurde ! O Sysiphe, empêcehe-moi de mal vivre une vie !

Lorsque l'on pense aux expériences multiples opérées sur le Règne animal, à ces conditions dantesques de détention qu'on lui fait subir afin de mesurer sur les populations tests les effets de la surpopulation, de la promiscuité, de la compétition, de la dominance, de la survie, de la sexualité perverse - cela existe - ! ... 

Et dire que l'on fait subir à l'homme, à l'Acteur,  par le système auto-régulé qu'il s'ingénue à encenser les souffrances que l'on étudie chez le Rat et d'autres congénères ! le comble, l'ironie du sort-illège... Comment résister à de telles agressions, est-ce possible que maîtrisant tant de champs de connaissances, ces dimensions cachées d'antan, nous poursuivions et portions aux nues les grilles comportementales que l'on étudie chez les rats ? le singe à aussi bon dos ; je lui envie le chaînon manquant, cette case en moins qui l'honnore plus qu'il ne l'avilit comme ses cousins !

Les dos argentés de la grande finance vont jusqu'à reproduire tous les traces de la ville infernale sur la mer consacrant et louant le développement vertical, le portant à son comble pour entasser et la foule et le pèze, quand ils ne vous couchent pas ces tours d'acier sur les récifs

Le manque de Swell est aussi synonyme de pétage de câbles ! neurones et synapses, Karl super-ordinateur déconnecté, se révolte et prend le contrôle de ce qu'il restait encore d'humain en nous. Le Sur-homme Inter-Net règne dans un monde où l'information, comme le nombre abîme l'unique, l'essentiel des plus simples choses ! 

Ils ont tué la Rumba et l'Azur, l'air suffoque et em-peste les bouches d'échappement, de toutes les sortes d'échappement. Aux champs, Citoyens, vite ! Qu'un parfum pur inonde nos pensers

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