Un grain de terre vogue sur la mer ; un brin de Causse que les vagues auraient isolé pour mieux les nimber... Ces niches imprenables où l'âme des oiseaux partage les mirages durables et pénétrants de l'embrun. Et ces vents de sels, battues des tempêtes et des révolins, qui ouvragent le temps à leur guise, là, à nos pieds, dans l'euphonique partition des falaises, des tombants aveuglants de l'Île de Corse.

On dit que ces fonds de calcaire, d'albâtre, de kaolin et d' opaline éclaireraient les champs des mers de brillances, de luminances et de reflets chatoyants qui dansent et miroitent au gré de l'onde, de la brise. Le vol louangeur des Puffins leur confère solennité et souveraineté.

Citadelles aux flancs accores, aux défenses soudaines, vous annoncez pas à pas, sous les yeux caves des phares abandonnés et esseulés, l'imminente reconnaissance de l'Homme sage, au-delà des Mondes perdus.

Ces éclats d'îles ponctuent et soulignent à jamais les traits de la beauté, de la liberté, l'essence en toute chose qui nous accompagnent vers plus de Sagesse. On y consomme les fruits suaves et les contours numineux de la Création ; les pas dans le vide, l'iris et la prunelle inondés d'azur, je vais envieux, regardant planer les fils du vent sans âge, voués à l'éternité de l'Eden et du Silence.

Le Ciel et la Mer, ici, convolent en divines noces et nous étreignent. Le socle dure et les sommets cèdent à la multitude, irrémédiablement !...

 

1 ère Ecriture le 18.08.2012

A mes Petits Enfants ...

 

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