*** CANTI NUSTRALI ***

ISULA

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C'est une Île, non un Sanctuaire ! Une Île-Source avec ses délicieuses invites à s'émerveiller des saisons : Entité essentielle ... Il n' y aurait point là, parsemés et cachés, quelques survivances et témoignages isolés des substrats culturels et géophysiques remarquables et, ailleurs, le monde déraisonnable du tout avoir et consommé, sillonné, presque dilacéré aux beaux jours, revêtant sa livrée mondialisée face à une foule grandissante en manque d'Espaces - Nature, à terme : ingérable ; non !

Mais une Île aux rivages amènes, partout, qui regarderait la mer avec ses plus vieux atours, imprescriptibles et souverains. L'homme lui emprunterait un peu de ses splendeurs afin de s'y fondre, de s'y confondre comme les flots l'osent avec les ciels dans les plus subtiles harmonies et vastes horizons. Il y cultiverait l'amour de la Terre, comme nos Anciens qui ne lésinaient pas ! Pourrions-nous reculer alors l'échéance climatique angoissante qui plane sur nous et qui jette des regards de trombes, de tornades, de terres rases, calcinées, insolemment bétonnées 

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LAISSE VIVRE LA NATURE 

 

Drôle d'époque où l'on dis-court sur le temps, le climat, la météorologie... Pléthore sans fondement ampoulée de graphes, de statistiques, de modèles hauts en couleurs ; c'est très tendance et plus l'édifice terrien périclite, plus l'homme se voit capable non d'endiguer l'irréversible mais de formaliser à outrance ses forfaits. Gageures que de prétendre contenir les effets d'une évolution aveugle, d'un progrès effréné qui n'ont pour seuls objectifs que de jouer dans la cour des grands, de la productivité, de la croissance, des marchés et de la compétitivité / rendement, de l'infaillible informatique. Vaines investigations - très scientifiques, je vous l'accorde - mais qui ne peuvent se mesurer au caractère très grave des dégâts portés à l'encontre de la nature, des grands équilibres, de la planète.

Et si les motivations, les desseins de tous les chercheurs et scientifiques convergent vers  plus de prévention, d'efficacité, de maîtrise, il n'en demeure pas moins que le processus est bien enclenché, que la démographie et ses impératifs de productions commandent irréversiblement à l'extinction de nos ressources, à l'éradication des formes  et spécificités de climats telles que nous les avons connus jusqu'ici.

Alors qu'il serait si simple de se dire et d'observer un seul précepte, à tous les niveaux de l'organisation humaine, des sociétés  : laissons vivre la Nature, veillons à ce que le cadre de vie ne subisse pas les affres de l'urbanisation, de l'investigation sauvage et non maîtrisée du bâti, de l'anarchie industrielle. Tant de solutions de nos jours existent et émergent chaque heure qui passent ; des voies tout à la fois sociales et culturelles mais aussi conformes aux exigences des sciences de la Nature que nous cernons pourtant et hélas ! trop tard, de mieux en mieux.

Dur challenge, utopies me diriez-vous ? Peut-être, mais les décideurs ont aujourd'hui les mains liées, des marges de manoeuvres insignifiantes quand les impératifs de la croissance et le système financier DICTENT aux destinées du Monde, de la Mondialisation économique, aux ordres de la Civilisation. 

Alors je regarde ces îlots d'espaces demeurés encore préservés, aux parfums rares et parcimonieux de réserve et de parc. On y vient de loin louer un  sanctuaire, ces réminiscences d'authenticité perdue, se prosterner face à quelque beauté sans prix que l'on s'accorde le temps d'une échappée, en masse, comme un pèlerinage. Comme si l'homme s'était résigné à emprunter pour un temps mesuré le temple de la nature, parvenu au terme d'un retour aux sources dont il s'éloigne inexorablement un peu plus chaque année !...

Oui, laisser vivre la Nature en ne se proclamant plus les maîtres du monde, mais se conformer à ses injonctions essentielles, vitales et prodigues comme la vérité. Observer à travers la vision, la perception des mondes, quelqu'ils soient, le profond respect de la vie et de la diversité. Et surtout, ne pas, à grand renforts de politiques prétendre endiguer le mal fait sciemment et dont on ne mesure l'étendue qu'en feignant de l'ignorer. Car à ce petit jeu là, il est aisé d'arguer des réponses et des stratégies de luttes, de prévention, de préservation alors à qu'à nos pieds, sous nos yeux étouffent ou brûlent par milliers des hectares de forêts, des milles de rivages, s'asphyxient mers et cours d'eau...

La Nature ne saurait se réduire - même si la volonté et les faits restent honorables, louables, heureux - à sa mise sous tutelles et à l'octroi de quelques parcelles de vie originelle !... 

Mais peut-être que la Terre était destinée à être consommée, d'un bout à l'autre de la chaîne alimentaire qui nous lie jusqu'à l'extinction de l'idée de Nature, aux profits d'une vie génétiquement et artificiellement programmée 

1 ère Ecriture, le 14.10.2012

 

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