EN COURS DE REDACTION  

 

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Face aux éléments déchaînés, l'homme se sent encore plus petit ! Humilité et Modestie priment quand le saisissent et l'étreignent la peur, la crainte et l'angoisse... D'un seul coup, il fait plus froid, l'être comme une seule branche se met à trembler ! Et puis, il y a ces limites qu'il ne saurait outrepasser ; ces rafales qu'une petite voile jaugeant 3.00 m2 ne contiendrait plus, n'étalerait pas dans une mer démontée qui creuse et s'ouvre à l'envi, de partout, dès lors que la côte et les rivages amènes de l'été ne sont plus que pics acérés et remparts diluviés, déferlantes pulvérisées.

Voici le règne de l'imprévu, soudain, brutal qui renverse l'ordre habituel des choses. Champs bouleversés et pans  tumultueux de mer croisée et que les vents dressent les uns contre les autres. Il y paraît comme la furie, les colères de l'océan qu'exacerbent les violentes rafales du coup de temps pour se jeter aux pieds de la terre et qui lui dit :

_ assez ! il suffit!...  ne nous provoquez pas, vous, pauvres créatures innombrables et insignifiantes ; voyez-là quelques signes ou témoignages de ce courroux qui guettent vos extra-vagances de fats.

Alors, aller, vaguer, sans savoir où ? de l'autre côté du monde, vers l'autre rive, certainement ! mais ces nouvelles frontières hérissées d'écume, de mousse, de courants violents, d'aspirations sonores où l'on perçoit comme le râle des profondeurs, veillent et dissuadent, à qui garde, entretient précieusement en lui un brin, une lueur d'espoir.

Chuter, là ou ailleurs, être aspiré puis broyé, sans aucune autre issue que l'au-delà ! Indubitable et paradoxale  engeance de l'existence quoiqu'il advienne !... et pourtant, quelles révélations que de côtoyer ces antres éphémères, d'entrevoir ces sas où un instant l'éternel, la mer, se révèle dans toutes ses splendeurs et luminances, comme au bout d'un long tunnel éblouissant de clartés !

Paradigmes perdus d'un rêve, au-delà du sommeil  paradoxal et que l'on habite, ne serait-ce qu'une seule fois, tant redouté, qui nous manque dès lors que les éléments s'en retournent et se fondent, se dissolvent en leur immensité plane et fluide, étoilée, nimbée du plus bel arc-en-ciel ... 

Un fraternel salut à Toi, Jan, pour ces quelques minutes partagées ensemble à bord de la Tempête. 

1 ère Ecriture, le 29.10.2012

2 ème Ecriture le 12.03.2014

 

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