Regarder et se dire :

_  où mènent ces chutes, comment en réchapper

?

 

Oberver, tenter de comprendre l'énergie magnifique, l'Océan, l'Oeuvre de gouttes d'eau et de particules d'air commuées en vagues de vents lointains. Il y a par moments des ralentis troublants, extraordinaires qui soulignent et exaltent les compressions, les déformations de ces masses fluantes colossales. Entre l'enfer et le paradis, la beauté oscille et vacille, se recompose, joue les métamorphoses azurées du temps. Inlassablement recommencée, attirante, envoûtante, l'ellipse fascine. L'orbe et son antre feutrés, lumineuse, foetale serait  telle qu'on ouirait que lointainement le fracas et le tumulte de l'orage, le grondement de l'avalanche. Mais comment, un instant, ne pas douter et s'élancer dans la pente ? L'arc et la flèche sont si tendus qu'ils dressent le rempart d'une prison ceignant la perpétuité ?

 

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