Splendide et perpétuelle maîtrise1_cali_mers_du_sud_r_644_0

des déséquilibres, angoissante

vitesse d'un voilier, d'un oiseau

qui semble n'obéir qu'aux éléments

et à ses forces décuplées

Sur l'océan nous le voyons filer

Délinéant l'infini azur fuir les grains

Qui de lui, du marin est le maître ? 

C'est une question qui ne se pose

pas ! Ils vont l'amble à l'unisson

de l'éternel instant

Harmoniques

 

 


Cap vers la porte Ouest Pacifique pour Alessandro par VendeeGlobeTV

 

Images saisissantes d'un Voilier lancé sur la mer du vent dans l'Océan Indien, en route vers le Horn. Un ciel bas et gris, sombre qui emporte la mer et la fait onduler à l'unisson d'un seul et même ciel ! et si l'écume et l'embrun n'étaient de la partition de ce théâtre, qui eût alors pu dire que le bateau n'eût pas couru à travers ciels, tel un ange majestueux ?  

Le Marin vit à bord des instants de grande intensité, de profonde révélation où chaque pan du réel tisse la toile d'un immense et interminable poème. Ils le ressentent, l'éprouvent et le gardent presque secret. Un seul regard suffit à dire l'univers du Marin en mer ! Encore de bien belles images du Navigateur, Alessandro,  qui fait de sa Course un hymne à la beauté, à l'océan, aux limites souveraines de la terre...

§

 

Et ma muse prendrait passage

Sur une vague molle et sage,

Portant une étoile en ses plis ;

Et sur sa marine coursière

On la verrait joyeuse et fière,

Courir les limpides pays

Tout parsemés de l'or des nuits 

 

M. de Guérin, Poésies, 1839, p. 122