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Au   délire  vague
Et voyageur
Qu'un nuage dense  
 Lointainement emporte
Impalbable et douce  étreinte
Que tes flêches de givres  filées

Des sommets  au choeur 
Des collines et des vallées
La tempête   souveraine
Blanche reine  des îles 

T'absente du cloaque qui tourmente
A son bord passe
Et ne doute plus
Sois de l'ouvrage des splendeurs passées

Qu'un souffle solennel
 Au-delà des illusions
Des certitudes encloses
Te rappelle sans fin

Quand montent en vain
Les suppliques
De la Terre martyrisée
Livrée  aux menées  parjures 
 Des bourreaux
Qui la souillent et qui la détruisent

Emporte-moi 
Fécondes     demeurent tes messagères
Tes nuées de pollens et d'embruns
Pour la fleur et l'abeille  le printemps des dunes

Nous sommes  des saines migrations
Que tu conduis  en tissant
La trame et les chaînes  de nos  envolées

Et lorsque le croissant de la nuit
 Poursuit  l'inextinguible
Pèlerinage des saisons
Tu te révèles  aux sources
D'une évanescente poésie

Ainsi    je m'abreuve 
De ton envoûtante faconde 
Visages
Pétrés   chevelures de neige 
Voiles insoupçonnées


Me reviennent sitôt  ces allants
Ancestraux de plénitudes 
Sibyllines et familières bordées 

Que m'importe la force
La folie des assauts
Qu'obstinément tu livres
Aux écueils  aux rivages
Aux falaises de craie que tu graves et abats

De toi sourdent
Elans de clarté   pans d'éternité
Ton chant vole  des  cimes
Aux vagues  azurées 

Albatros  Pétrels  Dauphins
Solitaires  Voici ses champs
Inconnus et sereins
Où fleurit l'ineffable éther

La lumière que tu tamises
Des nues et des limbes
Esquisse à jamais un songe
D'infini  un rêve d'enfant
Parti  autour du Monde

J'habite encore vos jeux  tes mirages
Fulgurance de  l'instant
 d'une rencontre
A ton vol habité
Éminemment animé

L'immanence  règne
Par le souffle  ailé 
Des vagues   des brisants
Tu y lèves  des anges d'écume
consacrant la vie  le mystère  d'un dessein

Tu es  la vérité  du vivant 
L'aura qui ceint l'indéfini
Et reflète ici - bas la  Voie Lactée 
 Qui es-Tu

?

Tu lui ressembles 
En toi  je la retrouve
Qui  vient à moi spontanément
diaphane

Quelques accroches-coeur pétillants
Reveillent  un amour qui sommeille
Que  je traîne comme un long sillage
Une profonde blessure  une plaie
Que tu ne saurais  refermer


Il est alors un océan qui te dépasse
Et  tu ne laisses plus de  souffler afin que je ne m'épuise 

 

1 ère Ecriture le 07.02.203 

Lecture à mes Petits Enfants

2 ème  Ecriture le 07 Septembre 2022

 

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