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Aller, embarquer à bord  de la Tempête. Vaine quête de record ; bien loin de là et de moi ce culte qui hélas enténébra une profession, la foi de transmettre qui me tenait pourtant à coeur !... Être en mer, de ses partitions, n'est-ce pas d'abord effleurer quelques harmonies, le chant des vagues, du vent, des rouleaux ? Voir aussi déclinées à l'infini les fascinantes lumières de l'eau, les rets  du soleil ! enfin et surtout, tenter de ne point démériter dans le vaste  concert, l'odyssée des éléments qui jamais ne se laisseraient toiser, défier, quelques fussent leurs énergies, leurs puissances, leurs amplitudes. Mais tâcher de composer en leur sein, de toucher ensemble au sacré, indiciblement, ineffablement, un instant fluide, sans heurts, empli de silences porteurs et initiatiques. L'espace et le temps participant  d'une quête lumineuse quoiqu'il en fût !...

S'imprégner des messages qui me viennent du grand large, des éléments purificateurs, côtoyer l'onde magnifique et voir se recomposer sous mes yeux, aux jeux lancinants et envoûtants des métamorphoses, le visage, les métaphores immuables de la mer et de la terre où l'être ne fait que traverser les ciels. Là demeure l'essence infiniment sensible d'une bordée au coeur des flots déchaînés, un songe emporté par les vents qui soufflent de plus en plus fort, violemment, sur la mer blanche des années lumières que j'emporterais avec moi... et voguer, naviguer, sans forcer pour ne pas faillir au pacte, au serment, à l'harmonique commun des fluides, ne plus chuter dans un monde

ABSURDE et VIOLENT

"  MARIN " 

 

LA TEMPÊTE  MA NUIT 

 

 

J'ai revêtu ses parures
Diaphanes           l'évanescence
De ses vents passionnés de nuits nous révélait
Puis    je me suis élancé    avec Elle
Des ténèbres aux luminances
Du jour éclaboussé de bleu


Je côtoyai un instant le Saint Graal     Immensurable
Les risées ailées aux  rouleaux séculaires
M'emplissaient du choeur  de l'amer
Du  vénérable silence    Ainsi de notre pacte


De l'étreinte    abyssale
Des nues       Vagues coiffées
ravissant toujours l'aurore 
Et qui comblent la vesprée d'espérance
En leurs flèches de nuages  affolées  


Ô lointaine promission     Grand  large
Où naufrager enfin les mots sans lendemain
Dérisoires     leur multitude languide
Quand sourd ton cantique


A ton bord    Je m'abandonne
Sereine devient la Destinée
En  ton sein       je n'ai plus d'autre  chemin
Que l'humble sillage des songes
Des rêves que tu nous concèdent à toujours 


Puissé-je ainsi me livrer       Enfant 
Au flots   aux accords  d'un autre Choeur   Fabuleux Psautier
Me liant à toi       à Elle  qui nous ondoie
Ensemble       depuis l'écho des vérités astrales 


Que je demeure du  serment immémorial à  la fidélité
Au viatique azuré d'une  pérennelle fruition 

 

_  MARIN _

Pensées en Mer 

 

1 ère Ecriture le 14.02.2013

2 ème Ecriture et corrigé  le 26.10.2019

 

§ 

 

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