L'oiseau libre est des noces éternelles de la mer et de la terre

Il y convole toujours comme le saumon regagne sa frayère et mourir et  renaître 

Il est des Albatros qui cernent plusieurs fois la mâture du voilier 

Avant un dernier adieu à l'éveil  à l'unique clarté d'une rencontre

 

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Ou De L'Esquif Mystique 

 

Je traçais ma route quand dévalaient des cieux les profonds chagrins du monde diluviés de grésil et de sang
Tout autour de la nuit glacée les vastes pans constellaires de la tempête s'éployaient fidèlement  sans mal  parvenaient aux harmoniques de la dépression
Engendraient leurs diffluences colossales et contrastées aux champs des flots essaimés en multitudes éclairées
Vers toutes les anses secrètes des maux affluaient  de vaines missives au destin aussi 
Et leurs jeux de lumières embrasaient tour à tour le Ponant puis l'Orient basculaient
Pour l'âme qui eût vu se lever et se coucher plusieurs fois le soleil ou la lune  Mille aurores de petits Princes  incomprises
Brasiller toutes les franges d'une île livrée aux joies et aux torpeurs de l'oubli indifféremment
Qu'elle aurait été notre destination  Dis-moi si ce ne fût l'incassessible
Port mais cette ode aux frimas et qui m'eût alors et de concert entrouvert
Le simulacre des Hautes Latitudes et de la " Longue Route "  autour des étoiles
Ces solitudes égarées et risquées où seul l'Albatros se hasarde en misant son rêve
Sur les martingales d'un pari suicidaire telle l'intrépidité de l'aventurier prescient
Ils étaient si nombreux vifs et madrés  Puffins Goélands Martinets fougueux  à parader ensemble
A fêter autour de nous le large et ses froidures qui vont aux côtés de l'espérance annoncer l'accalmie  l'Alliance aux sept couleurs irisées  Des-illusions
La renaissance tiède des jours parfumés de baies au printemps  les touffeurs musquées de Phénicie en juillet  le plain-maquis 
Pourquoi l'amandier fleurit en janvier en dépit de la neige et devance heureusement le muguet
Un brin de vie sur le fil étamé d'une lame et lorsque les nues d'écume nous destinent anges au-dessus de l'écueil  est-ce là Ton signe un oracle antique
En nos labyrinthiques souvenances  Et la remembrance solennelle des cantiques assassinés  que la litanie des vents entonne
A la lyre perpétuelle des vagues où tout acte s'accomplit à une aune vertueuse et de vérité
Fascination désidération dans l'emportement insensé des sens  Oui la raison chavire près de Toi Encore et encor
Le dais oranger d'une oasis comblée de fruits  notre Thébaïde avait l'iris profondément bleu des paradigmes perdus
On y devinait les desseins d'une histoire sans fin emmenée à la découverte sereine des légendes et d'un conte enivrant 
Qui s'échappaient par les trouées vertigineuses des nimbes obscures regagnant l'éther
Et la nuit au jour ressemble  qui nous rejoignent en pensées d'ailleurs et d'au-delà  de racines et lien noueux
Je n'avais plus d'âge  en ai-je un jour eu  vacillant entre les deux pôles perfides d'une seule vie qui ne m'eût plus suffie depuis que nous nous vîmes
Au coeur des tranchées de la mer déchaînée  jamais désemparé  je côtoyais l'immensité l'éternelle ellipse enfin
Un seul mot qui m'eût semblé embrasser l'Océan et tout le ciel depuis l'étant Dénoncer
Les désordres du temps que les hommes eussent à tors mal nommés et malmenés comme la guerre
Je m'oubliais comme au grand départ afin que tout ce qui fût de fautes expiât 
A jamais en mon âme que je livrais sans mesure et inconsidérément à la fortune de mer
C'était et se sera le prix à payer s'il en fût alors ainsi  voilà pourquoi je demeure du charroi cinglant  ce hérauts des grains noirs
Il faisait si froid Février me giflait au visage  brisait mes doigts sous les coups sourds d'un coeur blessé  vacillant comme une silhouette en berne 
D'une onglée martyrisante à force d'étreindre démesurément les fruits de la passion et qui épuise si fort le néant au présent en l'instant  Ô pénitence grevée de son écume  amers esseulés de l'hypothétique errance
Car je naissais une première fois à la foi en ces mois d'averses et de pleurs ondoyant les ciels endeuillés
De blanches et de virginales mélancolies que je dédiais en partage à quelque improbable ou chimérique gémellité
M'apparaîtras-Tu partout à la chevelure des messagères lointaines que les vents bouclent
Aux bordées de tous les adieux  vers le silence et les confins d'un penser immensurable
Et aux hautes montagnes dont chaque cime  les ravins et les tombants se renvoient les échos
Hurlent par moi en hélant à nouveau nos dérives sans paroles  feignent ces pantomimes éperdues
Comme l'archet fabule en glissant les appels dolents et lancinants du violon orphelin
Un océan de sagesse clamait toutes les fois Son nom par-delà les songes de la folie
Ne l'aurais-je pas si souvent dessinée aux galbes d'un long sillage comme un amour absent  la déliquescence de l'impossible 
Un coeur souriant profondément accoté aux plaisirs et aux jours de tout ce qui me fut enfin révélé de rimes
Oiseau marin révéré qui vint à ma portée effleure encore une fois  mon âme  J'ai tendu ma main pour Elle 
Et dont la prunelle abyssale m'inonda d'enfance  Tu fus vague de candeur entée à jamais sur chaque onde de ciel  Tu veilles et apposes sur
Nous de lustrales songeries  ces sibyllines divagations aux contours de l'immuable

MARIN 

1 ère Ecriture le 25.02.2013

En cours ...  

 

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