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L'eau aura envahi toute la vallée, dévalant de partout, faisant des coteaux et des versants un large torrent, roulant pierres et rochers ; rien ne résista et pourtant, le maquis dense en aura certainement freiné la puissance dévastatrice. Ici, un splendide verger emporté, là où de mémoire d'anciens, s'écoulait la vie paisible des arbres fruitiers ! La Terre n'absorbe plus pendant des mois... Ceci n'est qu'un exemple parmi des milliers et se reproduit maintenant plusieurs fois par an avec la même intensité.

 

PETITE CHRONIQUE CLIMATIQUE

 

Je ne me substituerais pas aux Travaux fouillés de Météo-France ; loin s'en faut ! Je ne prétendrais certainement pas tirer d'un épisode une tendance générale et conclure à une quelconque inflexion du climat sous nos contrées que l'on nommaient, jadis : régions tempérées. Il est vrai qu'entre Météo et Climatologie, la distinction est grande,  sûrement complémentaire, soit ! L'écart se creuse, les données divaguent, la raison s'égare malgré nos graphes déjà désuets et dépassés !

Je n'arguerais certainement pas, comme le font les Paléoclimatologues, -  via les carottages des pôles -, preuve d'une réserve ampoulée et compassée quant au devenir de notre atmosphère, sachant que celle-ci, dans sa très vieille préhistoire aura connu maintes tranches torrides ou glaciales, mais, je  laisserai à ces derniers le soins de conclusions qui raviraient les protagonistes friqués des G8 - G20 et G28 ! Quand aux symposiums mondialisés qui brandissent les chiffres dérisoires d'une aumône à l'Environnement, je ne m'y arrêterais radicalement pas : du vent, du paraître, une condescendance exemplaire face aux commandes et aux ordres de la grande finance internationale. Tout cela, c'est bien connu et de glauque complexion.

Mais tout de même, l'atmosphère de la terre, voyons ! le Créateur, n'aura certes pas pensé à la doter d'un évent à la mesure des miasmes des multitudes évoluées, afin que celui-ci projette dans l'espace les excés de nos déchets gazeux, dépressurise un peu ce vaste vaisseau planétaire qui  à terme va imploser, laissant le vide sidéral s'emparer de nos espaces réduits à la portion congrue et jalousement gardés des puissants de ce monde reclus aux abris anti-atomiques. La terre dans l'espace me fait de plus en plus penser à un sous-marin dont les réserves en air seraient condamnées à très court terme ! Le savent-ils, les grands dadais de ce monde de surproductions et de déchêts qui ne veillent qu'à leurs grands et prioritaires équilibres boursiers ? Entrevoient-ils les désastres sociaux et les paniques qu'occasionnerait un seul accident majeur d'ordre environnemental et qui toucherait des zones surpeuplées ?...

Trève de scénarios catastrophes ! Mais dites-moi, que se passe-t-il au-dessus de nos têtes, où s'est barré le soleil, que d'eau, que d'eau quand pointeraient presque les rémisniscences du Déluge, les prémices de la Chute ? 

Les vallées regorgent d'eau qui ne s'infiltre plus et stagne même dans les pentes... Le maquis est envahi de marres, partout de l'eau, de nouveaux marécages, des zones entièrement inondées, des nappes qui percent la glèbe et émergent partout où il y a quelques années rien ne paraissait même aux plus forts épisodes de pluies.

Que dire de ces chiffres alarmants de précipitations dans des régions entières qui jamais n'auront connu pareilles valeurs ? L'érosion des sols est faramineuse, surtout là où les incendies ont sévi ; crevasses, chemins et sentes mus en véritables torrents, arbrisseaux, arbres entièrement arrachés par les crues, barrages naturels aux coudées et canyons des cours d'eau où l'on aperçoit toutes les marques d'un étiage pulvérisé, anormal ! 

Des zones au-delà de tout inondées, envahies, des maisons atteintes jusqu'à la toiture ! Nous sommes en Europe, en Hiver, certes ! mais de là à observer des semaines entières de pluies, deux épisodes majeurs de très fortes crues, un cortège de tempêtes inégalé, une humidité et une saturation des masses d'air en eau telle que nous conclurions  à quelques glissements vers un Climat tropical qui n'aurait qu'une seule saison des pluies et une saison sèche,  égales ! A quand la Mousson glacée ?

Je me rappelle des scénarios ébauchés quant à l'évolution climatique dans l'Hémisphère Nord et plus précisément en Europe, sur le pourtour Méditerranéen ; on évoquait alors une forte sécheresse qui gagnerait sur de très longues périodes la Latitude de la Loire tandis qu'au Nord, s'amplifiraient tempêtes et pluviométrie ! Qu'en est-il à ce jour si ce n'est  le contraire, l'augmentation croissante et flagrante des précipitations en Corse du moins et avec pour corollaire, une diminution remarquable de l'ensoleillement en Hiver / Printemps. L'été et l'Automne, confondus, affichant des températures torrides, une sécheresse marquée jusqu'à la fin du mois d'octobre et en été des épisodes caniculaires d'une rare intensité.

Bien sûr, tout cela reste du domaine de l'observation, localisé, mais les témoignages fusent et concordent ; ce phénomène qui semble s'installer et sévir de plus en plus depuis maintenant 4 ans est à prendre très au sérieux car il précipite l'ordre et la nature des saisons de manière chaotique, totalement inadaptée aux grandes dominantes de notre milieu qui ne s'y reconnaît plus !

Enfin, les années se suivent et ne se ressemblent pas, on peut en convenir ! mais quand l'automne devient le printemps, que l'été vous transporte au Sahel et que l'hiver affiche des vents dignes des très hautes latitudes, on peut toutefois s'interroger sur le devenir de la planète et de son atmosphère saturée, pressurisée  outrageusement, explosive aujourd'hui. Il neige ce soir, demain nous aurions 20° !... Ainsi s'insinue le changement à tous les étages de l'évolution jusqu'aux progrès de raison gravissant lentement et certainement l'échelle des horreurs et des hideurs...

 

A SUIVRE - MARIN -