Juste une précision et de taille ! Nous avons en Corse, depuis l'entrée de l'hiver les mêmes valeurs d'ensoleillement que je rencontrais en Alsace, dans les années 1980 ! Soit environ, 1 jours d'ensoleillement dans la semaine. On ne parle plus des précipitations qui frisent les données équatoriales, les terres détrempées qui n'absorbent plus l'eau. Flaques, marres temporaires surgissent de partout, le cheminement dans le maquis s'avère parfois impossible, la frange de mer qui borde les côtes s'est vue il y a quelques jours envahie de boues sur des centaines de mètres, gagnant les eaux profondes ...  Voilà déjà  quatre années que le scénario se déroule en s'amplifiant ! jusqu'où, que faut-il en attendre pour l'année, les années qui viennent ? Période, transition, cycle ou alors basculement du climat vers des hypothèses que l'on entrevoyait absolument pas il y a quelques années ? La végétation acceptera t-elle de composer avec de tels cumuls de pluie, une humidité débordante, un déficit croissant de luminosité naturelle ? Quelques espèces de fleurs du maquis qui déjà à cette époque fleurissaient, sont à peine en bourgeons rabougris !...

Qu'en est  -il de tous les habitats et niches de la faune dans son ensemble ? Bien des questions se posent et interpellent lorsque le ciel nous tombe sur la tête ou se maintient si bas, chargé d'eau. Les sentiers sont devenus en certains lieux des petits rus dévalant en permanence et creusant de profonds sillons impraticables. Voici donc quelques témoignages très nature observés au fil de la randonnée, d'un temps dont on ne maîtrise plus ni la prévision, ni l'acuité des phénomènes et encore moins la durée et l'étendue de ces derniers qui prennent des proportions effarantes...

 

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Crue généralisée en pleine forêt et maquis ; barrage spontané de tous les dévalements des coteaux, anciens chemins barrés, écroulements, épaisses couches d'arêne granitique et de limons envahissant et bouchant toutes les niches écologiques, les atteintes à l'environnement son énormes