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M56, un jour de Fort Coup de Vent, emmené dans un Front Loop particulier,  qui lui dicta ce pensers vraiment  bizarre  ! ...

 

Il s'agit  d'une rotation que je ne saurai passer sous silence ! non pour épiloguer sur la technique et le geste en lui même qui n'ont rien d'extraordinaire du tout si l'on considère le Haut Niveau, mais nument,  pour évoquer quelques songeries solitaires, ce qui un instant me passe par la tête en ces moments de pures folies où l'homme s'abandonne au temps, à l'espace, s'oubliant lui-même pendant une fraction d'éternité !

Sphère éthérée, abyssale, improbable où les sens ne suffisent quittent le domaine des certitudes, les réflexes du terrien solidement  campés  à l'aune des appuis,  de l'habitude. Etrange dimension lorsque le Corps, ce maître invétéré d'un tout s'en remet à l'A-pesanteur, au néant, à l'infiniment petit, à l'éternel retour des vérités que l'on oublie  !  

Un élan, l'envol, une décision sans raison, ô dérision du paraître que la vanité  ose, malgré moi : mais pourquoi l' orbe audacieux, le défi de l'impudent à la tempête, une révolution soudaine et brutale autour de l'Univers dès lors que tout peut basculer en une fraction de seconde en consacrant  la Chute ?

Alors seul, au milieu des flots, une âme à la mer et au vent des années survit, cherche sans rien trouver !  Euphorie, fascination de l'inhabituelle destinée des jours, révélation de la nuit au grand jour des tempêtes et de l' hiver insondable ...

L'homme, un moment, revient et s'égare à nouveau, loin, si loin de la multitude asservie, rouage de nos systèmes destituants, destructurants ! ... Je me sens  si proche de l'eau et du vent, je vis comme j'habite un moment de totale  symbiose. Je  m'y donne sans jamais entrevoir de limites,  l'assouvissement ! 

Redoutable verdict valant condamnation à perpétuité ; ô Prométhée, aide-moi, quelle engeance me tient donc ainsi ! Sisyphe aurait - il été  heureux ? 

 Il y aurait tant à dire, sans médire, mais se rendre en pareils lieux, humble et timoré, offrir un instant son existence en partage à l'éternelle splendeur de la nature ineffable : quelle belle aventure, quel don de fidélité et de vérité rivaliseraient plus que celui-ci !

Alors, je vous le dis - et là demeure l'objet, la foi de ce message, à toutes et tous, quelque soit l'âge, le tourment, la dure issue du quotidien qui affligent. Toutes les fois qu'il est possible, regagner  l'antre de la Nature et conjuguer, décliner  ensemble l'essentiel, travailler aux rimes incessantes et enivrantes de ces splendeurs, entrer en résonance avec l'écho de nos lointains passés !

L'on y reconnaît le chant des vagues, la litanie des rouleaux, ces vents venus d'ailleurs, la voix de la lumière et de la profondeur des mots qui se confient sans limites à l'amour de l'Etant en tentant de le nommer en prose et poésie...

Puissance, force, imaginaire se tiennent  à côté  afin de porter, d'élever très haut les sources de l'espérance qu'il convient de rejoindre, qui révèlent en leur cantique cristallin quelques brins d'éternité !

Illuminé, me dira - t - on  ? Assurément, Non ! mais en filigrane, ce que la nature, le chaos, l'indicible à chaque souffle, à chaque vague  confie du lointain azur ; révélation

!

- MARIN  -

1 ère Ecriture le 03.04.2013 - Aux Petits Enfants

2 ème Ecriture le 09 Août 2022 et toujours en cours