Le Ponant cingle et tu te joues du grand frais

Au dessein de tes ailes  le vent s'immobilise

 Tu planes en son chant cristallin

Que ne vois-tu pas que le terrien domine

Il s'approprie les airs j'en conviens

L'instant d'un éclair

Mais ils dilacère bruyamment le ciel d'un vol artificieux 

Funeste réaction

Quand il lui faut tuer hélas  le temps 

Serais-tu sans âge  Toi que le désir des saisons enfante

 L'essence tutélaire des sens

 L'irrépressible migration fondent à toujours

La révolution magistrale des séraphiques pensées

Ainsi participes-tu en elles du Tout effleuré

Des caresses permanentes et légères d'une existence 

Juchée aux seuils confondus des Ciels

Te voilà vigie et témoin des mondes qui vont

Sans que tu ne les aies jamais blessés

Fabule en mon coeur le grand voyage austral

Les lointaines harmonies du silence et de l'azur

 

1 ère Ecriture le 22.04.2013

Photo : Emmila, c'est un superbe cliché, pour la Nature ; aussi m'inspira-t-il ce texte que je dédie à la Journée de la Terre  qui nous donne tant.

 

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