On ne mesure pas l'AMPLEUR DU FLEAU, mais l'envahissement est permanent, massif, de très grande ampleur, jusque dans les profondeurs marines littorales et pélagiennes

...

1_DSC01701

Nous sommes sur PUNTA, celle de toutes les mémorables envolées extrêmes, Testarella, si chère à tant d'âmes éprises de NATURE, et pour causes !...

Les cartes postales et les beaux films ne font pas dans ce genres d'exercices et d'évocations ...

ZOOM, non ! juste le regard posé à chaque pas, partout, tout autour de l'Île !... La mer, coupable ? bien voyons ! elle qui ne dit rien, encaisse, digère, cache les horreurs, les hideurs que les politiques soucieuses d'Environnement et de Développement durable nous assènent ... Disons seulement pourritures durables ; cela ressemble plus au visage de la POLITIQUE au sens large du terme. Car, en matière de moyens, nous aurions ce qu'il faut pour redonner à cette Île majeure, extraordinaire, les reflets de pureté qui lui reviennent d'en-haut

...

L'endroit n'est pourtant pas de ceux qui captent et entassent le plus de déchets ; mais tout de même. Testarella / Campu Mezzanu / Vintilegna /  A Testa / jusqu'à Capu di Muru, tout autour de l'Île plus qu'exposée aux livraisons non de la mer mais des gros profits de la finance zélée ...

L'objet de ce Post étant de dire le danger qu'il y a à laisser s'installer depuis des décennies,  s'incruster de telles pollutions au niveau Marin et Littoral ! Il convient de faire partout quelque chose, c'est plus qu'urgent. Ceci, n'est rien en proportions ( juste 100 Kgs de merdes ), qu'un papier de bombon face à l'envergure des pollutions mondiales, régionales, de secteurs industriels. Ce laisser-aller témoigne aussi des priorités des Politiques et des Systèmes qui les asservissent !

" La Nature, considèrent-ils, fixations ou lubies des Ecolos, on en a rien à faire ou presque ! Nous, on s'occupe de choses sérieuses disait un homme éclairé par vois de  presse : 

ALORS, BOUSILLEZ LA PLANETE  ...

 

Ce n'est pas un 1 er Mai du Muguet ; non ! certainement pas...

Sans presse ni photos à l'appui, qui à grand renfort de gens heureux, font le tour d'un sujet grave en quelques clichés, deuxphrases ampoulées ; démarche par ailleurs plus que louable lorsqu'elle investit les enfants, adultes de demain, qui auront hélas ! tout oublié, avalé dans le monde prégnant des gros monsieurs rouges !...

Laissons de côté les slogans inutiles, les effets d'annonces ; un geste suffit à tout un chacun - dans l'anonymat - pour extirper de nos rivages, en chacune de nos errances ou promenades littorales et nature, ces millions de détritus, ces indésirables de nos sociétés de surconsommation. Dennos-leur une leçon de civilité, de savoir-vivre !

Utopie, défi délirant : sûrement, lorsque l'on sait que des quatre étoiles jouxtent partout sur les côtes les égouts, plus rien n'étonne. Et puis, cette société de miasmes excelle dans l'art de Nous faire vivre aux côtés des miasmes, aux risques de Nous familiariser avec ces visions de cauchemars qui pullulent. Cela fait partie du paysage, que voulez-vous, voyez les abords des villes LITTORALES !

Mais sur une distance de frange littorale, plus que protégée, d'environ 150 mètres -, c'est peu -, pas moins de 4 sacs de 130 litres auront été remplis - 100 Kgs -  d'un contenu douteux et alarmant. Déchets ramassés à la seule surface du sable, entre l'eau de mer et les premiers remblais de maquis littoral. Enfoncés, coincés dans les myrtes, lentisques, arbousiers et autres buissons, au milieu d'un tapis de fleurs innombrables et si variées par les vents et l'eau qui montent toujours plus haut lors des tempêtes.

Deux heures de quêtes abjectes pour une petite portion de rivage, quelques heures en apparence rendues à leur aspect ancestral, sachant que tout autour de l'Île, des centaines de tonnes de ces déchets juchent le sol, la grève, les anfractuosités rocheuses, le maquis littoral, les mares temporaires, le lagunes.

Chaque hiver ou chaque coup de vent enfouissant une à une les couches de déchets sous une strate de sable... Un coup de râteau suffit à en découvrir autant, sous les épaisseurs de terres et de sables mêlés, d'algues.

 

LA LISTE DES MERDES

 

_ Tous les plastiques fracturés, broyés ou déchirés en larges plaques, du bouchon aux emballages pourris + les plastiques souples du style sacs poubelles  ; 

_ Toutes les mousses expansées friables, du polystyrène au polyuréthane, morceaux de fibre de verre, granulés ; 

Aérosols, caoutchouc, briquets, canettes, bouteilles, plastiques durs, tongs, chaussures, emballages contenant encore des produits chimiques ( Odeurs suffocantes ), boules de Brut ou de Mazout...

Les Micro-billes plastiques en formation, insaisissables, qui constituent la composition des arènes granitiques et des sables, des dunes !

Le tout imbriqué dans les arbustes et les plants fleuris de la dune, enfoui dans le sable ou les boues des mares temporaires, et des lagunes.

Alors, jouir de la mer silencieuse, meurtrie, souillée, bientôt défigurée, dévitalisée, asphyxiée, quelle plus belle reconnaissance et gratitude de l'homme, envers ses bontés, les vérités qui nous font vivre encore pour un temps ... 

 

Ghjorghju d'OTA 

01.05.2013