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1 Clic sur les Fichiers = Très grande Photo : cela vaut le petit détour ! Sur ce Post, des images de fleurs dont certaines sont endémiques ; rares apparitions  qu'il convient de souligner. 

 

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OU UN MILLION D'ETOILES 

 

Indicible renouveau, une île en fleurs, grèves inondées de soleil et de brises marines où virevoltent en essaims  corolles et abeilles ; lieux propices à la rêverie et à l'envol des pensées, hors du temps ... Ainsi du cycle de l'azur que les sommets déclinent !

Au loin le tumulte assourdissant de la roue, ses engrenages d'acier où un vacarme chassieux chute et file une huile turpide ! On y tranche tout ce qui pousse d'herbe grasse et de fleurs sauvages dans les jardins apprêtés malgré les suppliques des reines...

L'hiver aura été long, sombre et si froid que l'on eût jamais cru possible pareille profusion de parfums et de couleurs. Et les rives criblées par sel et les bourrasques maintenant exultent.

L'air chaud venu du sud fait aux nuages élevés des barbes de chat et un ciel maquerellé, quelques panaches de juments que le près affole... Signes annonciateurs d'un grand frais et de  vent d'amont, comme se plaisaient à le dire, à lire au firmament les marins des grands voiliers d'antan.

Mais ce ne sont là que quelques augures passés ou désuets que l'époque moderne aura balayés à jamais, d'un trait parfaitement numérisé !... Alors, du poème et des sonnets du ciel, du chant silencieux des nues et des horizons, du vol serein des oiseaux, du murmure des flots au rivage !...


Ô quatre saisons 1_DSC01712
Autant de mondes
Déniés depuis
Où mon âme plonge
De profondes racines
S'abreuve à satiété
Accomplissant sans fin
Le dessein des fleurs


Il y a seulement une éternité, j'errais sur la grève, ôtant çà et là quelques déchets revenus par la mer de l'univers artificiel et impitoyable de la cupidité. Je ne voulais pas que ces vestiges de brut eussent souillé ici la floraison de l'antre secret. Voyageur, de l'éphémère gué des moissons puisses-tu entrevoir l'univers où chaque once d'azur, de neige, de verdure, le pampre, signe ta présence, un lendemain qui chante, quelque promesse !... Et le passé, aussi lointain fût-il, te rappeler aux pérennelles alliances des arches solennelles qui t'eussent assouvi de plénitudes et de sérénité ! Ainsi de l'instant, d'un vol de papillon louant l'orchis et le glaïeul sauvages !
Quelle autre marque de fidélité et de vérité plus émouvante, la mer et la terre auraient souhaité délivrer aux artisans d'un probable rêve !...

Qu'en avons-nous fait ? Pourquoi la césure innommable, l'horrible exode, la privation farouche des joyaux essentiels qui eussent apaisés les tourments d'un théâtre tentaculaire et tragique, aux scènes et aux assauts perfides des nouveaux rois   ?...

 

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 Ce n'est pas dans le firmament étoilé que se voit la révélation de l'infini dans le fini, c'est dans l'âme des hommes

Henry David THOREAU

 

 

 

 

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