GIRAGLIA 

 

 ISULA  ANCURA

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EVOCATIONS de MARIN et des HIVERS, EN PROSE

Comment ? La mer emplissant à parité ou presque l'arène des vents, tout autour de la Terre ... A nos pieds, les gouffres fluides qui auraient comblé les airs vers les étoiles si les lois de la gravitation eussent périclité, en un seul instant ! Pourquoi tant d'inconnues et de mystères ourdissant les tourments du petit " roseau pensant " ?

 

 

ÎLE

 D' îles en archipels, des hauts sommets empennelés aux nuages façonnés,  le vent retenaient à  sa guise de longues pannes cotonneuses : vertiges !  Les ciels
semblaient voguer à la semblance de  la Grande Mer, mystérieusement ailés. Complices, ils confondaient l'horizon cristallin et ouaté du  vide. Ainsi de l'espace - temps : harmoniques esquissés d'un azur euphonique tel  un  un appel sans fin, irrépressible, que la crainte de l'au-delà ne saurait contenir, réprimer ...

 

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GIRAGLIA

 On eut dit le théâtre d'un cirque gigantesque, un isthme antique dont  les fonds  auraient affleuré la surface des  flots ; une passe qui dans les temps immémoriaux 
rattachait, retenait l'île à la terre-mère et   qui en aurait été irrémédiablement séparée ; terrible réclusion, silence minéral et sourd que
percutent les foudres du ciel, les vents terribles du bout du monde et de l'hiver septentrional. La mer et la houle du large
s'y engouffrent, intumescentes et furieuses, insolemment bleues. Les vents se déchaînent, happés par le vide ; révolins puissants des montagnes qui tombent dans la mer, précipités par
l'invisible champ de pression. Tout n'est que froidure, violents contrastes, éclats de temps pulvérisés où la mémoire de la  pierre cède à l'abîme ... Une Île sans âge, un mirage qui l'aurait ancré sur l'azur vacillant des des ondes. A perte de vue, l'ondoiement des ciels.

 

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ET MOURIR

Mais il n'est que partir
En faillissant d'en-durer
Alors appareiller plus léger
Une seule et dernière fois
Emportant avec foi
La promesse d'une révélation
La certitude   d'un Ailleurs
De sillonner l'éternité
L' âme  des  sens  affranchie
  Sans raison
Qui sait    Sereine
Hirondelle
Que le printemps
Aime et rappelle

Ô Vertiges de l'Hiver et toutes les fois,  Revenir

!

 

Marin - 1 ère Ecriture, Partie I , 31.02. 2008

2 ème Ecriture le 15 Juillet 2020

 

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