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De très belles Peintures et Aquarelles : 

Alain LEPOUTRE 

LE LIEN 

http://alainlepoutre.wordpress.com

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Aujourd'hui hélas ! la Finance décide du sort de la mer envers et contre toutes les  précautions, les préventions  nécessaires  à la survie des mers de la Planète ! Viendront ces jours où les hommes ne puiseront plus rien de la mer, après avoir infecté la terre ! Et que l'on songe également à ces Zones réservées, hautement précieuses et prestigieuses, où transitent des navires de très forts tonnages, aux frets plus que dangereux, à ce trafic irréversiblement polluant, entravant le maintien d'espaces de vies jadis plus que prolifiques !

Images du Passé, lorsque le Mot Nature tutoyait le Ciel  

!

Je voudrais évoquer le temps qui se meurt lentement à travers tous les ports de notre Île ; je veux dire le temps des Pêcheurs, des vrais Artisans de la Pêche précautionneuse ; une époque hélas ! révolue  ou presque, menacée aussi de disparaître à tout jamais... Mais bien  plus que cela : une ère de dilapidation des mers s'ouvre devant nous, avec les conquêtes dévastatrices de la Grande Pêche Industrielle aux enjeux économiques tentaculaires.

Je ne serais point polémique mais comme à l'accoutumée très nostalgique et consterné ; non qu'il faille toujours s'attendrir et verser dans le romantisme commun  - de qui et du reste survole ce courant de pensées vite catégorié-, mais pointer du doigt ce qui à très court terme menace la biodiversité et tout le milieu marin... Cela au vu et au su de nos grands politiques infatués de certitudes et de priorités conjoncturelles, toujours  !

Les politiques et leurs stratégies hautement affairistes et financières se moquent des spécificités d'une Île à visage humain qui aura encore su préserver un potentiel unique et riche. Mais garde ! le trésor naturel, la manne océane s'épuise et les grands racketteurs en la personne hautement morale des trusts, des multinationales, des grands armateurs étrangers lançant leurs armées de chalutiers vers la Grand Bleue sont légions et menacent tout près.

Suréquipés, ultramodernes, travaillant 24 h / 24, leur armada pille la mer en usant de procédés ineptes et lâches, ces fameux filets dérivants et aveugles ou ces trémails rabotant les fonds des mers sans aucun état d'âme.

C'est là un véritable scandale, à l'échelle de toute l'Europe et bien au-delà ! Car, qui dit industrialisation massive dit aussi mécanisation, appauvrissement du marché de l'emploi et bien évidemment des salaires d'esclaves à la clé.

Mais ceci reste un autre sujet ; car il faut bien comprendre ce qu'il en coûte à une Île comme la Corse de subir l'intrusion de pêcheries pléthoriques et nombreuses, d'assister à l'innondation sur les marchés de la grande surface des produits de la pêche hautement  industrielle exportée et cultivée, des espèces qui de surcroît, sont présentées vivantes sur les étals ( Marketing oblige ) ! 

Que l'on laisse la Méditerranée toute entière aux bons soins et souhaits de la pêche artisanale ; que les pêcheurs, à l'instar des hommes de la terre prennent les " jachères  " qui conviennent afin que non seulement le poisson procrée abondamment mais aussi que les grands équilibres de nos biotopes soient respectés, surveillés, redistribués selon des critères sérieux de régénération et de santé, le tout dans les plus prometteuses concertations et aides, sous contrôle bien évidemment.

Que la Pêche Insulaire redeviennent Insulaire, porteuse d'emplois et surtout pérenne en ses procédés actuels, que les enfants de cette terre puissent à nouveau perpétuer la vraie tradition, les vrais métiers de la mer autour de la pêche, en harmonie totale avec nos rivages et nos fonds, nos besoins, l'évolution et la modernité qui siéent le meiux à notre Territoire Îlien.

Pourquoi oeuvrer en faveur de la grande finance peu scrupuleuse des intérêts faunistiques et floristiques marins ? 

Il faut savoir que les aires pélagiques et littorales sont aussi en parfaites symbioses dans l'évolution et la maintenance du Milieu Marin ; tout se tient, s'équilibre et les prédations pélagiques influent aussi vers les rivages.

Il faut voir les étals des grandes surfaces déborder d'espèces venues de partout, certaines rares ou hautement protégées et on ose imaginer les invendus jetés, perdus, recyclés vers d'autres chaînes alimentaires, un énorme gaspillage, une profusion révoltante de vies violées, arrachées à la VIE ! Car on le sait très bien, il n'est pas comme sur un quai, au petit étal, il y a des millions de tonnes de  déchets !

Que l'on aborde aussi les propensions du règne animal marin à migrer, à " transhumer " pour certaines espèces et l'on entreverra ainsi les dégâts que l'industrie cause en rasant tout les fonds...

 

Que revienne la Pêche d'antan, modernisée certes, mais mesurée à l'aune, à l'échelle de l'artisan, des besoins, des aléas aussi de la mer ! mais un prélèvement juste et droit non soumis au diktat de l'argent fou, des plus-values énormes qui jamais ne seront redistribuées vers l'ordre et la nature des choses, à la préservation.

Que les ports aujourd'hui s'éveillent encore dès le retour matinal des barques, à la vue des marins débrouillant les filets, montrant de belles prises. Mais au diable ces déversoirs à poissons que les titanesques chaluts répandent sur les ponts des Cargos - pêcheries stockant comme l'on stocke le brut des centaines de tonnes de poissons.

Et surtout, que l'on ne vienne pas arguer du fait qu'il faille nourrir la planète pour justifier le massacre ! Il est des millions de kilomètres de rivages et de mer justement enclin à susciter la Pêche artisanale et l'on sait aujourd'hui les progrès réalisés dans ce domaine qui ouvrent des espaces de plus en plus éloignés des côtes et qui laisseraient aux territoires marins l'opportunité de se repeupler et d'abonder en poissons et crustacés.

Il est des domaines pour l'emploi noble à reconquérir qui redonneraient à la terre, au monde de la mer, à l'urbanisme littoral tout leur cachet de jadis.

Que l'on songe encore, il n'y a pas très longtemps, au retour des pêcheurs et des barques, aux quais vivants et joyeux qui chantaient le tribut de la nuit et de l'aube, ces matins chaleureux aux chatoiements  sapides des casiers et des rets chargés des largesses de la grande bleue ; et on la savait prodigue, parcimonieuse à justes desseins, qui eût toujours veillé à honorer ses promesses, à gratifier le petit monde du port et des alentours ! 

Alors, pourquoi le gigantisme, l'effarante disproportion de l'offre et de la demande sur les marchés de l'opulence et du gaspillage que le quidam paie, partout vers les Surfaces indécentes des maxi profits ? 

Mais jusqu'où la modernité est-elle prête à aller ? Doit-on penser avec raison et discernement que la mer est inépuisable quand on la souille ainsi chaque jour, lorsque l'on laisse dilapider non seulement ses richesses quantitatives mais plus encore les principes et les logiques tutélaires de ses vastes domaines de régénérescences

Doit-on rester muet, vivre ainsi assister et portés par ces élans destructeurs dont on ne cible plus la portée, les enjeux, tellement quotidiens qu'ils se perdent dans les dédales de nos luttes journalières pour survivre sur plusieurs fronts !

Quelle est cette frénésie qui pousse à tout piller, à se gaver, à ne plus respecter le temps et les reproductions qui nous sont essentielles, meurtrières si elles venaient à manquer !

Il y a dangers, périls en la demeure Insulaire ; on a tué la mer, on achève la terre, on salit l'air ! la grande distribution exulte comme un nouvel impérialisme, balayant tout sur son passage, jusqu'aux savoirs - faire d'antan, tandis que prospèrent la vie et l'existence sur petits écrans virtuels !...

Ghjorghju d'OTA - le 01.08.2013  -

 

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Le Quidam pose une question :

_ " quel est l'impact sur l'Environnement du passage des navires à fort tonnage près des côtes, quels sont les risques lorsque l'on apprend l'échouage d'un immense paquebot en bord de mer, sur l'île du Giglio, l'hiver 2012 ?  Ici, vers Fenu di Bunifazziu, le Détroit emprunté par un géant des mers, une ville flottante, un quartier de gratte-ciels, la mer humanisée ...

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