Et d'un commun élan fusionnaient vers l'azur la volonté des mondes libres

 

Un LIEN au sujet de ce Titre Musical , ACTUALITE oblige ! 

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PHOTO_AOUT__2013

 

L'univers des vents, léger, aérien, fluide, quasiment bleu, unissant et confondant la mer et le ciel, la traîne fraîche et attardée d'un front de ciels lointain. Ainsi de ces visitations d'Île aux décors fantasques et pétrés, des antres figés aux visages et aux âges de la pierre polie !...  Contrastes mystérieux et étranges délinéant mouvance et figement. Le silence des multitudes est ici roi, s'emparant des moindres arpents en devenir ! Et défile partout en se croisant mille âmes aux destins de libertés qui les rapprochent et les unissent ; mais , hélas ! sans se connaître ou s'aborder, évoquer ensemble et au diapason de la beauté, de la sensibilité, les splendeurs d'une Île, d'une Terre de rivages encore largement et profondément préservés ! 

Oui, évoquer la terre et le ciel, la mer qui n'auraient encore à trop souffrir des forfaits et de l'insolence du tout argent ! Oui, recevoir durablement en son coeur le souffle imprescriptible et ineffable de ces fresques à ciels ouverts que les seules Îles délivrent au seuil de l'éternelle  vérité ! je veux dire de la mer...

Alors, regardons un moment ces ailes, ces papillons virevolter dans les clartés de l'embrun. Dans le temps, les genévriers de Phénicie laissaient ployer leurs frondaisons de treille au-dessus de la roche mordorée, ombrageant les collines et les vaux ; quelques sources traversaient l'été et je m'y désaltérais, marin errant. Nous cheminions vers Cap Marianon à la recherche des bois de la mer dans l'euphonique unissonance des flots, de la houle.

Que la prose de notre Île traverse les âges, les époques sans qu'il lui soit enjoint de vieillir, de déchoir, de trahir l'ordre chaotique de l'étant que la Nature compose à sa façon ! Que l'homme, l'hôte de cette terre se complaise sans attenter aux suprêmes harmonies et aux grandes vérités que l'humanité visite ici en s'émerveillant ! Que l'acception Terre, Nature, soit indéfiniment en symbiose, parce que l'homme veille à ce noble et digne dessein de pérennité et surtout de respect... Qu'il ne lui soit pas donné la liberté de briser l'Intemporel aux seuls profits du temporel et de là tout ravager !

Voilà ce que m'inspire, en ce jour de brise et d'Ether, après les touffeurs du Sciroccu grevé de gaz, cette image, ce cliché ; une évocation aussi fluide que l'onde bleue venue un moment rafraîchir et ressourcer l'essence d'une âme à la mer !

 

Marin - 1 ère Écriture - le 10.08.2013