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SPIRIT OF THE FOREST  // BAKA BEYOND 

Des confins des Rocheuses à la Terre-de-Feu, deux Continents gigantesques, le PEUPLE INDIEN DES VASTES MONDES aura enduré le terrible sort de la Disparition ! Ô-cci-dent, !....  la Pensée Unique du vieux monde, tellement contrite 

!

Je pense ces mots pour tous les peuples en minorités et souffrant des exactions qui résultent des ordres de la Croissance reine, des
monocultures ciblées ; je dénonce la mainmise intransigeante des systèmes financiers aunés aux bénéfices exclusifs de la richesse et aux
lois implacables du marché et de la concurrence. Il est encore des terres et des contrées où des communautés veillent à leur sauvegarde :
les éradiquer, les chasser signifie dénigrer ces Territoires vitaux et les déposséder de leurs fruits aux dépens de la Planète ... Les confiner au
statut réducteur et humiliant de réserves en les délocalisant avec force cruauté et brutalité est un assassinat à cours terme ! Ce constat
signe le vol et la destruction d'un patrimoine qui ne saurait être exclusivement celui des frontières politiques et institutionnelles d'un territoire, d'un
pays, d'une nation.
En matière d'Environnement , de culture, de civilisation, il n'est plus de frontières qui vaillent telles options, tels massacres révoltants !
L'homme n'aura-t-il pas exporté la Jungle, inventé le Zoo à deux pas de sa demeure et de là, perpétré la plus inique des chasses et des
prédations sur le Patrimoine originel des savanes, des forêts primaires, des Déserts et des Océans ! Après l'éviction totale de la
Civilisation Indienne d'Amérique du Nord, les Peuplades Amérindiennes, d'Amérique du Sud sont pourchassées, évincées, massacrées,
délocalisées envers et contre toute dignité et éthique de Civilisation, sous le regard muet des puissants, d'une géopolitique planétaire
quasi complaisante ou soumise à des vides juridiques inacceptables et préjudiciables ! La forêt aura longtemps épargné, protégé les
communautés, les  minorités Indiennes de l'Amérique du Sud, du " Continent Amazonien " ... Le temps de laisser aux machines colossales le
moyen de supplanter et de vaincre l'austérité d'un milieu rare et éminemment rebelle.
La mémoire des mondes s'éteint au diapason de celle des mers et des vastes étendues continentales ! il n'est donc pas étonnant d'assister
à la montée du credo technologique insolent et prétentieux visant à se substituer aux grands équilibres tutélaires de la vie sur Planète
Bleue.
Ne pas réagir de façon radicale signe à terme notre condamnation, tous autant que nous sommes et devenons. Le torrent revient toujours
aux rives de son vaste lit, parfois bien au-delà ! Ainsi vont les canyons et les hauts-plateaux des peuples du désert et de la forêt
témoigner de la Terre-Mère, encore et toujours à travers les plus belles harmonies, ensevelissant aussi les plus puissantes civilisations de la
proto-histoire et de l'Antiquité connues à ce jour

!

 Manifestation_des_Indiens___Sao_Paulo_

 Manifestation à Sao Paulo d'une Délégation des Indiens Guaranis 

A LA TERRE-MERE


DES GUARANIS

 

 

La forêt s'abat
Lourde puis tombe
Des nues  Tonnante
Tel le glas des grumes
Sur les tombes profondes
Et succombe aux crimes
De lèse-destinée
Le manteau défolié
De la Terre ancestrale
De l'océan verdoyant
Des plénitudes
Et du vénérable silence
Qui ne seront plus

Les Indiens des tribus
Guaranis Yanomamis
Tant d'autres songes
Terrestres à visage humain
Ont mandé leurs hérauts
Entre abnégation et désespérances
Ils ont opté sans faille
Pour la sève et la glèbe
Et tous les arbres
De bonne volonté
Qui les lient aux ciels
Au cercle de la nuit
Parsemée d'étoiles
Mais déjà menacent 
Les funestes sillons
Des machines des godets d'acier
Et des cerveaux sans frein
Qui les enfouiraient
A toujours

Et monte de la canopée
La rebellion légitime
L'Enracinement
Le cri d'un suicide
Collectif terrifiant
Que la tribu mûrit
En gage de Pardon
De l'immémoriale allégeance
Voilà un serment
De fidélité de vérité
Intouchable une leçon
Adressée aux héros félons
En col blanc et complet
Cravate  Bien pansus
Aux discours ampoulés
Des velléités officielles
Tristement exaspérantes

Ces peuplades nobles livrées
Des lointains passés
Donneraient hélas
Leur vie en pâture
A la Civilisation
Tellement immature
Qui les nie et les parquent
Au terme de la pénitence
Vaincue et souveraine
Qui les eût enterrés
A jamais au coeur
Des hautes fûtaies
Se vêtant du martyre
Fracassant et calciné
Des vastités orphelines


Ainsi de la réclusion
A l'ultime retranchement
Le déracinement
Toujours la fuite
L'arrachement
A la Terre-Mère
A la Terre-Sacrée
Des Ancêtres
Des Chamanes
Qui les auront
Portés sains et saufs
Jusqu'à nous
Jusqu'au bout
De leur sang
Aux nobles dess(e)ins du coeur

Que ces hommes vrais
Vivent et prospèrent
Et la Forêt du désert
Renaîtra au diapason
De la fête et des dieux
De l'eau et de l'éther
Des géants tutélaires
Amazone Orénoque
Des cascades perdues
Dans les nuages
Emplissant la mer
D'espérances
Et d'intarissables dons

Ils y puisent l'harmonie
Des mondes et au-delà
La pérennité du vivant
Depuis la nuit des temps
Laissant à la sylve manne
Le soin de les guider
En les couvant
De justes attentions
Ils la savent miséricordieuse
Jusqu'à la mort
Qu'elle octoie
Au plus fidèle
De ses enfants
Comme une promesse
Un Eternel Retour


Que l'insâne engeance
Des marchés lâche
Sa prise ses proies
Définitivement
Ne grevant plus
Le tribut infamant
Des siècles dérobés
De l'histoire conquérante
La nature se tait
Comme elle se cache
Pour mourir à la serre
Funeste des moratoires escomptés
Sous un voile fumant
De paroles et de leurres les traités trahis

A la Sagesse des arbres
Au fruit immanent
La régéréscence
La palingénésie
Qui l'eûssent parfait
Et le partage alors
Gratifiant de la diversité
Des différences vouées
Ensemble à la lumière
Des renaissances
Et des splendeurs
Pérennes et sacrées

Mais montent de l'opacité
Des fumets nauséabonds
Des Trusts des monopoles
Le crime prémédité
Contre l'humanité
Le génocide étouffé
Des minorités
Qui nous appellent
Du bout du monde
Quand la terre halète
Et suffoque l'Indien
Crie et se rebelle
Depuis 1492
Malgré les missions

Les troncs  flambent
La terre brûle
L'incendie ravage
L'homme se terre
La machine déterre
A deux pas de là
La Salsa fait rage
La machine enrage
Le canon donne
Et la Paix pavoise
Au sommet du G8
L'on se tait
L'arbre souffre
L'homme torture
L'arbre son prochain
Et son lointain cousin
Partout le cycle 
Infernal et mécanique
Passant en pertes et profits
L'essence de la Terre

J'entends comme un écho
Le pouls des racines
Toutes les fois résonne
Quand l'arbre chute
L'idée de l'homme
Déchoit périclite
Et le monde peine
Au souffle spolié
Des arbres des forêts
Que l'on bat
Du fléau d'acier titanesque
Qui n'engrange
Ni balle ni fruit
Des près irradiés
Des faux soleils
De la monoculture au faisceau argenté de la récompense

 § 

 

1 ère Ecriture le 19.08.2013 - Marin, 

A la Terre-Mère, à la Forêt Amazonienne, aux Indiens, aux Minorités menacées d'extinction et de disparition