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Qu'il s'agisse du Détroit, d'autres zones à très hauts risques partout dans le monde, les dangers pèsent et menacent. Doit-on toujours verser aux décompte funeste des pertes et profits le terribles catastrophes naturelles qui jalonnent l'histoire de la Sociét Industrielle ? Sort-on intact d'une temme épopée industrielle ? Non ... Voyons le climat.

 

POURQUOI 

Ce ne sera pas un Move, un pan de beauté naturelle, un de ces clichés - vous savez, ces photos aux étals qui vendent si abondamment les îles lointaines - !... Non, mais simplement une provocation, toutes les fois, au Détroit des Bouches de Bonifacio ; le Fric, les armateurs, les marchés, les cadences et la concurrence, on dit aussi la compétitivité obligent ; j'oubliais aussi cet argument de poids :  emprunter le Détroit, c'est moins de Milles Nautiques à parcourir, une stratégie à terme payante, avançant moins de pollution, de carburant, etc ... Ce que l'on oublie de préciser, ce sont les rotations, le nombre de routages quotidiens qui empruntent la voie naturelle du grand Parc Marin International des Bouches de Bonifacio.

Argumentation par trop aisée, se défendant en arguant déjà, au niveau de la contre-attaque, d'éléments d'ordre environnemental, qui met  en avant ce souci de polluer moins en écourtant les dits trajets. Soit ! Cependant, l'argumentaire reste totalement inacceptable et cela, au regard des scénarios possibles grevés d'une masse de nuisances injectées incalculables pour l'Environnement et le site si sensible du grand Parc Marin.

Voyons - en quelques-uns, quand il suffit de croiser à la voile en ces lieux, de traverser ce Dédale immense d'Îles, de passes, d'écueils et de terres aussi habitées.

UN CONSTAT

_  Le nombre croissant de rotations journalières, intéressant les navires de tout tonnage, transportant des matières dangereuses ou hautement toxiques devient d'un point de vue quantitatif une source de destruction ou du moins de fragilisation des Biotopes marins concernés, en zone littorale et bien sûr en pleine mer ; 

De ce point de vue, comment surveiller, attribuer à ces navires un satisfecit de bonnes conduites vis à vis de l'Environnement : IMPOSSIBLE ! Que rejettent les bateaux, quel est le coût de la fréquentation, chaque jour ?

Que l'on se penche un moment, vers le Littoral, sur ces franges immenses de rochers souillés par les hydrocarbures, les fréquents dégazages dont on ne peut stopper l'hémorragie, qui nous viennent du Détroit même ou de zones larges ( Cf / Courants, mer du vent et dérives de surface, dérives plus lourdes entre deux eaux, etc !... ) Les retombées seront incalculables à terme, certainement pas en qualité !

 

_ LA SÉCURITÉ DU DÉTROIT 

 

On avancera les techniques de plus en plus performantes de la sécurité en mer, renforcée des nouvelles dispositions du droit international, les récents systèmes de détection des navires ( l'ANS ), le confort des instruments de bords assistés par ordinateurs, et encore bien d'autres outils indispensables de croisements des informations littorales et zones larges ( maillage sécuritaire avancé et par satellite). Il n'en demeure pas moins qu'un paquebot croisière peut encore s'échouer à quelques dizaines de mètres du rivage, ( Concordia ), qu'un navire puisse se trouver en avarie et impossible à manoeuvrer, de surcroît dans le fort vent, la Tempête, ( Paquebot en 2005, au large de la Sardaigne, catastrophe évitée de justesse ).

Est-il raisonnable de laisser une telle circulation de bâtiments dans un Détroit qui par endroit se fait goulet, balayé par des bourrasques d'une force inouïe ? 

Est-on à l'abri d'une collision en mer, d'une erreur humaine qui précipiterait à plus de 15 Noeuds un tanker sur un écueil , un haut-fond ? Comment face à de pareils fortunes de mer possibles afficher la certitude et s'en défendre.

Un Sémaphore est là, qui assure une veille jour et nuit ! Mais au-delà de ces précautions, de ce super équipement, la mer ne laisse-t-elle pas toujours cette part incontrôlable d'imprévu, de soudaineté, de juxtaposition de facteurs qui font que la situation de détresse peut se transformer en désastre écologique ?

 

L'IMPACT ÉCOLOGIQUE ET CULTUREL D'UNE CATASTROPHE

 

On le sait, il serait incalculable ! et là, ne nous égarons pas ; les retombeés humaines seraient désastrueuses et surtout à la hauteur de la destruction massive du patrimoine marin ( et interface ),quasiment irrécupérable. Nous n'avons pas ces dizaines de kilomètres de plages de sables où recevoir les vomissures brutes de l'acier. Notre littoral est fait d'anfractuosités, de blocs de rochers, de tombants granitiques, de loges minérales  spéficifiques ! Comment, par la force 10, imaginer une marée noire, du brut poussé par les lames, projeté par endroit sur tout le cordon littoral ? Impenssable, irrécupérable, sans oublier l'assassinant perpétré contre la flore et la faune marine, les oiseaux de mer, etc !... Qombien de communes  tournées vers la mer seraient gravement touchées ? 

Il est grand temps de prendre en compte cette éventualité d'accident, d'épargner cet espace marin remarquable, d'Est en Ouest et du Nord au Sud afin de lui assurer pérénnité et essor, sécurité et sérennité. Il ne serait là que les conditions réunies afin que les activités humaines poursuivent le lent chemin de la préservation, du respect, de l'accompagnement aussi face aux répercussions qu'occasionnent malgré tout le progrès, le tourisme, l'exploitation lourde de ce domaine naturel et éminement renommé dans le monde. On le voit rès bien, les enjeux sont colossaux et les armateurs doivent prendre en considération les concessions à faire. Si nous n'avons pas encore de séismes, de tsunamis, nous ne sommes pas à l'abri d'un accident pouvant entraîner le chaos noir et irréversible des Bouches.

La balle est dans le camps des Etats, au Droit International de Statuer, jamais il ne pourront avancer ne pas avoir pris la mesure d'une telle éventualité. Attendre le désastre pour ensuite réparer la forfaiture constitue une inacceptable préméditation, face à laquelle les Etats se défausseraient en saupoudrant d'aides les victimes, via les lenteurs et les jongleries des assurances, laissant à terre une foule de sinistrés ( Homme, Animaux, Flore, enfin la Nature dans son ensemble ) .

 

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Entre Paquebots démesurés et Tankers, gaziers, portes-containers, transports de produits dangereux, les cargaisons que l'on n'affiche pas, la vétusté de certains navires, les pavillons douteux, la liste est longue, la mer trinque !