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MARIN

 

Le grain noir inonde
Le regard  A l'âme
Naufragée la lumière
Sombre et labile
Des abîmes sans sein
Mais qu'importe
Le stigmate hâve
L'orbite cave et vague
D'un visage ravagé

Au-delà des pleutres
Et des multiples vanités
Là au seuil de la folie
De l'obsédante noirceur
Du jour fondant la nuit
Tu t'en retournes las de devoir
De la réclusion de l'insane
Engeance et du paraître

Ecrin à la dérive de l'onde
Giflé des bourrasques
Que n'es-tu enfin lavé
Libéré des chaînes
Des boulets pervers
De l'ilotisme et ses travers
Viens en moi demeure
Ce manteau recouvre
Les douleurs épandues
Au sillage du tourment

Il te faudra chercher
Puiser en moi l'énergie
Non du désespoir
Mais la force de croire
En la profonde lumière
Ô révélations du grain
Nautonier ondoyant
Qui m'enlève si loin
Souvenance d'outre aurore
L'arc-en-ciel solennel
En l'esprit de l'alliance
Jamais n'eût ainsi failli
Au pulvérin des ciels

Enlace-moi, ô grain de folie

 §

 MARIN

En 1 ère Ecriture, le 01.10.2013

 

 

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