... Ce texte écrit aux déshérités de l'hiver et des catastrophes naturelles qui frappent comme cela s'est produit sur l'Île de Sardaigne ; quand celles-ci viennent encore grever de noirceur, de souffrance  et d'affliction le sans abri, les sinistrés et les victimes... 

 

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 Le ciel était si sombre et si noir que les éclats aveuglants des nues en bleuissaient la nuit... Je découvrais avec effroi la mer engloutir les charrois de l'automne devenu fou vers ces destinations de rêve et de sérénité passés 

Les nues accourent en nuées sur fonds de lavis
Filant comme elles infusent entre deux îles leurs éclats d'abondances
Camaïeux étranges  fusain délirant  sournoises fantaisies
Qui du ciel parhélique en ordonne l'ébauche  les touches rares
Infiniment les grains diffusent leur pleine aura de lumières et d'ombres
Déclinent en régnant de funestes augures  Obscurément
Le jour et la nuit accotés affligent les visages
Et basculent dans l'horreur les rivages de l'ouragan brutal
Qui eût imaginé pareils émaux aux palettes
Des nuances indéfinies de la mer et du ciel  Allant
Des volutes en délires par les nimbes féroces
Emporter et ravir le souffle  meurtrir l'innocent
Au vertige de l'éther quelles colonnades colossales
Déjà vers le soleil drainent le flux des océans amers
Qui s'abattent insignes sur les terres  Signent le courroux
De l'astre bleu frappant à la recherche du temps perdu
L'éclair dilacère l'instant l'espace chamarré d'ors craque
Des nuages en pannes lointainement glissent sans bruit
La foudre claque labyrinthique et impitoyable  Ô fulgurances
Parcourues des galernes cinglantes criblées de grêle
Un grondement roule vers tous les horizons de misère
Sur la mer réfringente immensément plombée
Brandissant par-delà les îles soeurs la colère des dieux
En ces heures d'outre tombe lugubres et scellées
Qui peut dire si les millénaires sont restés fidèles
Que le Roseau Pensant sur la terre brave vraiment les éléments
Aveugle et sourd aux tourments de l'azur et de l'air
Humant le fumet des villes il laisse à la tutelle séculaire
Le choix de détruire de sévir cruelle et sans discernement
Et pourtant que ces inclinations chargées d'argent
Étaient fécondes quand les solstices les équinoxes
En décrétaient les justes accords tout autour des saisons
Je reste là au bord des flots  Les vagues vers la morne grève
Scandent une à une les larmes des contrées abîmées
Pourquoi et comment toujours la lutte incessante
Où la vie et la mort voraces et juxtaposées  Filles invétérées 
De la géhenne fluent entre splendeur joie et tourment
Là-haut sur la montagne l'estive dérive à l'empenne des cimes
Que les vents étirent en provoquant les bises de  Borée
Ces frimas grisâtres et diluviés reflètent dans mon coeur
Toute la désespérance noyée des sans abris des réfugiés  privés de Toi

 

MARIN 

A la désespérance des Ciels bas et gris, là-bas vers la Gallura, le déluge n'en finit plus de verser le chagrin du ciel

 

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