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AVANT LA PLANÈTE DES SINGES  

Bien plus ancien - dit-on - que son Cousin, le Singe n'aura pas légué à l'homme une Planète détruite, souillée, puante !  Il m'arrive de revoir quelques lointaines images du film culte, la statue de la liberté engravée ! Et de là le raccourci évident, de ces chers Primates reprenant les affaires en mains, et quelles mains ! Parler Climat, Temps, Saisons, c'est prendre conscience du coût sociétal incalculable, des menaces qui pèsent sur le devenir de la planète, des désordres sociaux en gestation. Tant que la production, l'activité économique seront assujettis au temps et aux profits, nous sommes en situation d'extrême limite

!

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...  La Météorologie, c'est comme l'Information ! On dit, on note, on relate, on classe, mais sans jamais donner d'explications ! d'ailleurs, rien d'anormal, puisque notre société se contente de ses dominantes gratifiantes de surconsommation, de sur-information, de spécialités enclavées, indifférente et oublieuse à souhait face aux réalités qui défilent autant qu'elles se dissolvent dans les convois du quotidien, du déchet, de " l'habitus ", de la distinction, des rejets ordinaires de ce qui constitue en définitive le carburant d'un système, l'appétit d'un gouffre sans fond ni états d'âme ...

La météorologie explique et prévoit à brève échéance ce qui constituera par la suite les données établissant le climat de demain ! Il y a donc un lien évident à éclairer. On ne saurait éternellement consommer du bulletin Météo sans se poser les justes questions au sujet de ce que l'on a dans l'assiette ! Logique, d'autant plus que les plats que la planète et l'atmosphère nous concoctent ne  passent pas inaperçus : acides, âpres ! Ainsi de ces Anticyclones, de ces mastodontes d'air, - douteux et hybrides -,  on dit froid, que rien n'entament, qui campent au-dessus de nos têtes et contre lesquels ricochent les petites escarmouches dépressionnaires qui nous arrivent de l'Atlantique, habituellement et surtout en cette période !...

Enfin, rien à dire, le printemps à midi, le Groenland au petit matin, pas un souffle d'air durant des semaines : tout va bien, les pics d'Ozones sont au Zénith, quand plus à l'Est les Typhons sévissent... Peut-on encore parler de Climats ? Non, je ne le pense plus ; mais d'une sorte de Marais, d'un nuage jaune si épais et si vaste qu'il devient avec l'air normalement constitué et atmosphérique, une sorte de mixture où les hommes, tant bien que mal tentent encore d'y croire, de respirer sainement l'air vicié recyclé, comme l'eau ...

Parce que nous en sommes bien là, il ne faut pas avoir peur des mots et ni les Chefs d'États - les plus au jus du miasme planétaire - ni les technocrates zélés perpétuant la manne monnétaire ne songent à lâcher le moindre iota pour inverser la vapeur ! Au contraire,  la vapeur toute ! les gaz à donf, produire, con- cu - rrencer, croître à tout prix, à tout va ! après tout, l'homme est là pour cela, produire et consommer, jeter, tuer, élever et saigner l'animal grand lâcheur de métane, selon lui !... voilà l'algorythmme infernal qui s'inscrit au-dessus de nos têtes, comme une engeance, un sordide oracle, un funeste augure...

On a déjà évoqué ce terrible " manteau sombre de la terre ", bien plus sensible en hiver à la faveur des rayons bas du soleil, une parka qui obscurcirait le jour, occasionnnant des vagues de froid au solstice et de très grosses chaleurs en  été, par effet de serre ou de loupe ! Vrai, faux, ce n'est plus la question qui importe, mais force est de constater que ce manteau, logiquement, reste à prendre au sérieux et menace !

Où va le monde à ce rythme si ce n'est vers son extinction, par asphyxie progressive, plus ou moins lente, parfaitement ciblée, contrôlée, détaillée à travers nos outils d'investigations des plus sophistiqués, hélas ! Il est certes trop tard pour y remédier, escompter quelques courbes qui inverseraient le processus déjà enclenché il y a plus de deux siècles !

Il ne s'agit pas de verser dans la polémique, d'accuser quiconque, de tirer à boulets rouges sur les modes et les genres de vies que la modernité aura générés mais, avouons que la Civilisation Occidentale et ses modèles courent à leurs pertes inéluctables, montrent leurs limites, tant sur le plan des ressources que des prospectives. Le Monde ne peut poursuivre ainsi sans de graves conséquences, dont nous percevons de plus en plus les effets néfastes, préjudiciables, amoindrissant le capital humanitaire. Les solutions, les velléités insignifiantes, l'esbrouffe en ce domaine ont assez duré !

Mais ce qui est plus grave, - comme le monoxyde de carbone-, un danger qui ne se voit pas, qui ne prévient pas, indécelable ou envisageable lorsqu'il est déjà trop tard ! Nous inhalons comme nous digérons des substances empoisonnées qui à terme menacent le Phylum génétique du vivant, provoquent de plus en plus de maladies, affaiblissant à jamais l'organisme par le truchement insipide de toute la chaîne alimentaire !

Les pauvres seraient-ils les plus menacés ? Il y aurait de quoi se poser la question lorsque nous decouvrons les adjuvants qui pullulent dans notre alimentation quotidienne très moderne ! Sans parler de l'air, ultra pollué, nauséabond, infecte, saturés en métaux, en dyoxide, en résidus d'insecticides et d'engrais ! Les océans de plus en plus acides modifient la texture même des principaux acides aminés. Le constat et le bilan sont graves, alarmants ! N'évoquons pas le nucléaire qui parfait le tableau ...

Alors, de temps en temps, un G8, un G20, un G28 se prend à aboyer ! Gageure, rodomontade, atermoiement ! les roquets suivent les géants et se taisent au final, sur la touche ! Vous savez, c'est la même configuration qui s'affiche en cas de conflit larvé et sur fond de génocide ; tant que les ténors hésitent, les roquets ne font que grogner, de loin, se contentent de tergiverser pendant que les masses se font étriller ...

On envoie des zings au-dessus nos têtes jouer à la guerre, s'entraîner pour un maxi Game Boy  Over aérien, trois petits tours et puis s'en vont ... C'est vrai, il y a des idées, pas de pétrole à défendre, à brûler, si ce ne sont les milliers de puits incendiés qui justifieraient les interventions on ne peut plus  opportunes... Enfin, n'allons pas plus loin et revenons à ce qu'il se passe tout autour de nous, en ces temps de gelées, d'abondances, de sur-consommations notoires sur fonds funestes de famines au Sud et de conflits disséminés, larvés, fomentés ailleurs.

Les États les plus industriels de la planète, enrichis, cultivant la pointe de la modernité et du progrès, seraient-ils à ce point frileux quant à entrevoir des mesures, des orientations qui eussent amorcé l'inversion d'un processus mortel à grande échelle ?  C'est toute la société qu'il conviendrait de réajuster, à commencer par une redéfinition de l'alternance Production / Consommation,  un engrenage que la seule dimension du temps pourrait contenir à travers de nouveaux termes de l'échange des états entre eux, à savoir, un retour progressif à une consommation équilibrée et normale, justement orchestrée sur toute la planète, avec pour pôle majeur : la fin des Trusts géants, des grandes Multinationales, des réseaux planétaires de distributions qui ont axé l'engrenage économique sur l'unique surcommation et les déséquilibres à tous les niveaux de l'organisation socio-économique. La fuite en avant est sursitaire, suicidaire, condamnable ! La pause énergétique et la ré-orientation des sources de l'énergie salutaire !

Le Modèle d'antan, distribué sur de vastes espaces, non exclusif aux seules concentrations urbaines tentaculaires, mieux réparti dans l'espace / Temps, redimensionné à l'échelle des petites unitités de productions adaptées très localement ( du moins dans les pays en vois de développement ), serait de nature à équilibrer, à mesurer, à tempérer les coûts énergétiques de production et de là les incidences sur le Milieu.

Tant d'options, de prospectives, de solutions et de voies de reconversions seraient possibles sur terre tandis que la manne appartient aux Lobbies puissants et intransigeants pesant de leur immensurable puissance monétaire et industrielle ! Le Monopole, qui de par la planète, sans aucun souci ni état d'âme broie les velléités des plus démunis à travers des mécanismes odieux d'assistanat en tous genres.

Terribles conséquences que peuvent avoir de telles options sur notre devenir commun, le patrimoine,  les chances de survie qui s'amenuisent de façon inversement proportionnelles à la qualité de vie, où que nous nous trouvions.

Le pouvoir industriel et économique dicte le climat de demain,  ourdit peu à peu les conflits futurs qui iront se généralisant au fur et à mesure que les ressources diminueront, que les espaces viables de vie se rétréciront ! Charles DARWIN avait sûrement raison : ne subsisteront que les plus forts, les mieux armés optimisant par là leurs capacités séculaires à écraser le plus faible, jusqu'au dernier ! Ainsi du concept HUMANITE

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