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REMINISCENCES 

 

Téthys    Amphytrite    Thalassa

Tu ne seras à mes yeux
Qui ne s'oublient
Que reflets d'argent
Impalpables et violents
Aux soleils du solstice
Ma nuit
Festons mordorés      moires
Métal réfringent
Nobles alliages 
Assonances à jamais bercées
Irréfragables  vérités
solennelles  fusions
A l'infini qui s'épanchent

Par le souffle rougeoyant
Des forges de Volcanie
Par la bouche de l'Etna
Montent les coups sourds
D'une enclume qui tonne
Grave      Hypérion commande
Héphaïstos frappe et ouvrage
Fidèles à l'éternel 
Aux desseins des Titans
Atlas s'est voué en portant le monde

Il n'est Qu'Ouranos et
Gaia      la terre-mère
Que tu reconnaisses
Pour unique empire
Océan dieu
Réfléchissant tes pensers
Ô Thétys
Aux vastités de Poséidon
Des Océanides et des Nymphes
Qui vont lascives au seuil
Des métamorphoses sidérales
Louanger le cosmos
Et Thémis la Titanide

Sans fin    Au-delà de tout
Des confins de la lumière
Du chaos archaïque
Je te nomme mer infinie
Mer d'argent dé-nuée
Par les quatre vents abluée
Solitudes ondées  et d'ors pétrés
Des trésors par mille myriades
S'animent du souffle attique
De la beauté
Tes horizons vont diaphanes
Sans âge  qui me fondent
Et jamais ne corrompent
L'origine des surgeons
Des célestielles nuées
Ainsi de l'immanence
Du mythe et du logos
Des héros des légendes

Lointains d'argent    Vénérables
Vierges   par - de là  l'illusion
Accordez aux fleuves
Pérégins la transparence
De la source qui abreuve
La vaste mer irradie
Ses flots étamés de nuages
Innombrables et  vrais
L'embrun qui  divague
Ses loques de brumes
Si légères m'accordent une pensée
D'amour et de fidélité

Alors du perpétuel éveil
Révelation au jour
Du grand vent d'humilité
Buriné     jamais ridé
Puissè-je en espérer
Autant des flots
Argents du jour
Des limbes qui s'illunent
Renaissant de la nuit
Eternelle

Immensurable mer parée
D'essence     de gemmes
Et de larmes si pures
Je vais toujours nu
Par tes joyaux      humble
Et si pauvre coudoyer
L'unique mâne qui vaille
En esprit le voyage
Ma destinée
Une ombre Hère
Comme un regard
Pauvre et cave
Apposée sur le monde
De toutes les faussetés

Aux froissements soyeux
Des vagues
Depuis  le parvis des rouleaux d' écumes  
Monte la polyphone lumière des ciels
Un antre séraphique
Sur la mer   s'embleuit
La mer chamarée d'argent
Des goélands de neige
S'offrent      cent partages
Depuis Pangée

Aucun artifice jamais
Ne voilerait ton visage
Ne saurait t'avilir
Ô Mer d'argent
Là est notre serment
Au temps des vastités
Perdues et des jeux
D'Amphytrite
Joyeux et candides

Ô mer absinthe
Je viens noyer
Ma tristesse
Le tourment âpre
Des solitudes amères
Qui s'ébat en vain
Là-bas     l'amer éteint
Veille une tour obstinante
Sans prunelle
Patiente en brisant
Un sillage  égare 
La voix qui hèle
A tous les dieux

Ainsi de l'unique viatique
Saint tribut du ciel
Que l'on quête
Sans pour autant faillir
Au coeur fusionnel
De l'ultime et d'un présent
De l'Ether et de la terre
Au-delà de l'argent
Du faste roi des Rois
Troubles et éphémères
Toujours et
Contre mauvaise fortune
j'irai de bon coeur 

 

MARIN

En toute 1 ère Ecriture le 30.12. 0000000000

2 ème Ecriture - En cours -   le 04 Septembre 2021

 

 

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