SI LOIN POUR MOI 

 

Un autre jour se devait encore à la mer défaite
En loques d'écume et de brume  Sur le parvis
Désolé de l'hiver fusaient incessants les échos
Dolents de nos accords passés  Les brisants
Révélaient leurs vertiges d'albâtre  Au bruissement
 D'ailes froissées  des embruns s'évanouissait
L'essaim de toutes les colombes assassinées
Dans le figement fascinant du souffle suprême


Et l'errance n'était plus rien que vaine néantise
Absolue dérision de l'océan bousculé des sens
Dictamen obscur que la conscience en partance
S'inflige  Obstination  invoquant quelque sombre héraut
De l'amer jeté à corps perdu aux oubliettes ondées
Des ébats des vaines gesticulations et dis-paraître


Que ne me faut-il autant d'absinthe et  d'encens
Pour noyer à jamais non la vindicte ou  le forfait
Mais contenir l'insoutenable inclination  Agapê
Toutes les fois sainte alacrité aux transports des vagues 


J'habite une demeure sans mur et sans jalousies
Au soupirail des vents mugissant contre le temps
La violente tempête m'emporte telle la nuit  Par-delà le musoir
Ô regards caves de la longue route  Nos  horizons de clartés


Que ne serais-je autre moi-même  Une année bascule
L'émoi déjà recule et tatonne  Inéxorable le crépuscule
Et l'aube sombre et décline  Toute aura est si vite passée


Viens je t'emmène Allons revoir la mer  Musons à l'éternel
Printemps  Soulignons encore une fois la corolle des vagues
Fleurissant comme le chant de lin bleu sous les doigts
Médusés du peintre qui jouit de tous leurs mots comblés de silence


Qu'importe le chaos quand la beauté et le charme s'initient
Aux révélations de l'Ether  Harmonies  Métamorphoses
Dans les  lointains

Oui, AGAPÊ !

§

En première Pensée, en Mer le  !!!...??? Marin 

 

20131226134819__3_