Je ne dirai pas les voeux, mais la profonde  douleur ! l'expression d'une plaie qui sera hélas ! poésie sombre ; je ne suis pas sur les réseaux, justement, et seules (s) n'entrent par cet espace celles et ceux qui le désirent. Pareilles parutions ébauchées sont les seuls cris de détresse - non de lutte - qu'il nous  reste à pousser face à la séquestration de nos Petits Enfants, par notre Fils et sa Compagne, Petits Enfants ravis à 15 Kms du Foyer, sans que nous ne les ayons plus vus depuis 5 longues années  ( 9 mois et 3 ans, un Rapt   !... ) ! A ces gens-là, la honte d'utiliser leur propres Enfants en guise d'otages et de faire-valoir ainsi à leur vaniteuse bêtise !  Que ceci serve de témoignage, sur cette terre d'abondance et de générosité, d'hospitalité, cette hospitalité sans faille ni mesure dont nous nous serions tant réjouis... Il n'est certes aucune note d'espoir en ce 01.01. 0000000 , mais que voulez-vous, quand le coeur est à marée basse, au seuil des abysses. Chacune des notes de ce piano est une larme de Grand-Parents.

Je souhaite à tous les Visiteurs de cet espace de mer et de sincérité, mes voeux de Paix et de Santé.  Je vous sais toujours très discrets, le silence est d'or, dit-on ! Je ne suis pas coutumier de portrait ; là, juste un bébé, une petite fille perdue il y a déjà 5 ans  ...

 

 

Un seul chiffre à l'épis
Au champ déjà fauché
Une seule bale* dans le vent
Qui s'envole ainsi de l'an
Un jour qui eût basculé
Comme la vie une folie
Un grand fils déjà ravi
Avant que d'être absent
Depuis si longtemps
Une année s'en est encore allée
A l'escarcelle percée
Des souvenirs ténus
Comme deux petits
Enfants que le chancre
Nous aura à jamais enlevés

Bonne année
A notre grand
Fils
Mon petit marin
D'Antan
Qui surfe
Sur le temps
Au frontispice
Des réseaux
Très en vues

 

Bonne année
Aussi à la rude
A l'impitoyable
Bru  Usant le nom
Des liens des racines
Qui aura marqué
Par trois Foi
Au glas sombre
Des départs
La vigne vierge
Court
De pierres
En pierres
Disjointes
Tant abluées
Des larmes
De silence
L'innocence meurtrie
S'insinue
Déjà par les tombeaux
Vivants

 

Petite fille
Petit garçon
Dont on dit
Qu'à vos Grands-Parents
Vous ressemblez
Revenez un jour
Vers nos rivages
Ils vous conteront
Dans le bruissement
Recueilli du ressac
Un chagrin une folie
Et chaque vague
Versera à vos pas
Une lourde larme
D'innocence

 

 

Il ne suffirait plus de vous nommer, l'ombre du forfait traîne dans le regard d'une enfant qui pleure ses années mortes ; mon dieu, qu'une année est longue dans le coeur d'un enfant

* Bale : dans le sens des récits Bibliques, enveloppe des graines de céréales ...

 

MARIN_ET_EMMA