Le vent de Suet s'est levé. Dans la brume, la côte n'est qu'un gris plus sombre. De la bouée des Mâts, au portant, nous faisons cap à l'ouest sur la pointe de Grand-Mont qui nous ouvrira la baie de Quiberon. Persiste en nous comme une légèreté d'oiseaux.

 

Aile falquée du songe, vous nous retrouverez, ce soir, sur d'autres rives.


Saint-John Perse
Oiseaux -  I -

 Optez pour le mode de lecture aléatoire, c'est mieux pour les Artistes ...

 

Non, il n'en sera pas de Ramuntcho, le héros du Roman de Pierre LOTI, de ces années folles livrées à l'insolence des défits, là-bas vers le Golfe de Biscaye, le temps d'un impossible amour pour le jeune enfant du pays rêvant aux promesses d'un avenir misé sur l'autel de l'improbable... et pourtant ! 

Mais tout simplement de ces rivages sublimes bleuissant tous les lointains du Golfe de Gascogne, que Biscaye le terrible azure, auréolant ces contrées absolument remarquables de toutes les Bretagnes parsemées au bord du vaste Océan ...

Un choeur de Terres si proches les unes des autres, aux mêmes accords et aux profondes inclinations du coeur : la Galicie, les Asturies, le Pays Basque Espagnol, enfin, ces terres qui vers les rives de la Cantabrie  jusqu'au Cap Finistère abandonnent à la mer leurs élans d'âme. La Gaita Galicienne porte les voix de tout un peuple résolument tourné vers le Septentrion, et, qui jamais n'aurait oublié ses racines Ibériques ; étranges mélanges, surprenantes fusions en ces transports que tant d'ouvertures exaltent sur le grand bleu, avec les tempêtes, les destinées océaniques et l'aventure autour des Mondes  !  La mer et l'eau, omniprésente, pour le vagabond glanant au fil de l'onde et des flots l'inspiration qui l'eût démarqué de l'homme de la Terre retirée et retraite. Mais il en est s'accordant les provendes éthérées de la mer et de la terre ; ainsi des marins et des îliens !

Alors, si le son voyageur et porteur de la Gaita, comme les vents,  vous attire et vous tente, découvrez ce recueil des Musiques de Galicie, des Asturies, des confins du Golfe de Biscaye !  On y devine paraît-il des chevaux tout bleus à la crinière d'écume esquissant dans le couchant, à l'aube,  l'ange d'un jour ou d'un rêve évanescent ... on y danse, on y songe comme au temps insoumis de l'enfance et des amours. La vie, soudain se fait romance, clair de lune, pas de deux ou jig ancestrale. Au rythme des marées qui migrent vers le firmament, on côtoie le verbe aimer, ensemble, à bord de l' éternel vaisseau des berceuses et des contes, des belles légendes et des mythes fondateurs que l'on aurait hélas ! oubliés ...

Voici  venu le temps de la fête et des bals, des terroirs et de la sibylline souvenance qui jamais ne nous auraient abandonnés ! Les voix ont les tessitures chaudes et envoûtantes des jeunes mots doux du premier envol et des nymphes ; un brin de harpe ou de lyre, un son de Cetera, la Gaita et c'est l'univers des libertés consenties par l'azur qui s'offre au regard de l'immensité ! et toujours, ainsi du poème de l'homme  pour son amour de Gaita 

!

MARIN 

 

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FOTOGRAFIAS OSCAR PENA