OU LE PETIT PRINCE DES MERS 

 

Avec A FILETTA 

 

 

 

Profondément Îliens  Ils auront chanté en choeur
Le Peuple Migrateur
L'envol et l'écho souverain des oiseaux
Loué de leurs voix mystérieuses et lointaines
Toutes les migrations des tribus de l'Ether
Depuis la naissance vers l'essaim silencieux
Qui plane pour se cacher et mourir  indéfiniment mélodieux
J'en garde l'émoi et le souvenir intacts  comme un secret
Quand de mon premier grand amour de petit serin
Sifflant aussi clairement que j'en conte ici l'histoire
De nos liens  L'absence un jour hélas en rompit l'étreinte
Un petit passereau enchanteur mourut de faim
Parce que je dus m'éloigner pour de longues semaines
Ainsi de la petite âme éternelle au coeur de l'Univers
D'un brin d'aurore si rare qu'il embrasa à jamais
Ainsi de notre cantique et du plain chant à la vesprée
Toutes les fois orphelins à la  saison des grands voyageurs

Alors des petits princes des océans 


Mais il est temps au-delà de la raucité des flots noirs
De la mer en tempête et en cheveux des nues irisées
Enclumes et volutes tonnant aux ciels depuis martyrisés
De vous esquisser en pensers le vaste Peuple de la mer
Je l'aurai choisi  Seigneur parmi les myriades pélagiques
Non par immuable souci d'allégeance et de servitude
Que l'homme s'évertue sans fin à introniser et à servir
A des fins dévoyant et galvaudant à souhaits ses fins cupides
Mais tout simplement par amour de l'épure et de d'absolu
Un seul être joue et s'ébat animant le désert des vagues
Saurait cacher la multitude et le pèlerinage immensurable
Il n'importerait pas d'en identifier le guide et son dessein
Mais ce que l'un et le multiple d'un commun serment
Entre l'harmonie et le songe pour les océans azurés
Commandent inlassablement sans faillir à la vérité
A la lumière des promesses tutélaires d'une seule étoile

Bien avant les sirènes il garde la silhouette gracile de l'alcyon
En guise d'ailes l'étrave de nos grands et beaux voiliers
Comme une longue fusaïole il souligne sans ramer l'onde
Et ne la blesse pas et son sillage est trame  Céleste évanescence
Dans la nuit et le jour des étoiles des amers providentiels
Gestuelle millénaire que son créateur ouvrage encore
Fusant par le flot les profondeurs et les vents porteurs
Véritable joueur au visage que seule l'enfance imite
Racé il saute par les arcatures de l'embrun et des pluies mêlés
Il danse et compose avec l'ellipse le galbe ô songeries ondoyées
Que n'est-il pas ce remarquable siffleur imprévu et charmant
Qui vous eût sitôt invité puis séduit à le rejoindre
Fussiez-vous en pleine mer au milieu de tous les dangers
Voyez ce minois que seuls les dieux imaginent ce sourire
L'oeillade fine et fugace inondés d'accords  aux charmes sibyllins
Le front lisse et si doux lui conférent les plus nobles pensées
Nous t'aurions ainsi nommé créature merveilleuse  Dauphin
Assis au côté des rois des empereurs paradigme de la candeur
Car l'homme se pris à vanter ton aura à la droite des faux grands

Que sait-on vraiment de toi de ton hymenée et de votre fruit
Si ce n'est le long allaitement sans pareil en pleine eau Ballet
Tellement gracieux  Naissance aux contours des rives de l'alliance
Toi qui naît de l'eau pour ne jamais t'en échapper ou alors
Le temps d'un évent furtif droit dans le soleil des astres
Oses toutes les arabesques de la joie et des jeux infinis
En voyageant l'espace d'une fantaisie avec la houle esseulé
L'ultime caresse redonne espoir aux désespérés
Au langage sans parole tu perçois  la source du geste d'un cri
Tu suis le solitaire et le hauturier mimant le guibre du bateau
Tu cours et tu tiens le flot au-delà de tous les marins à bord
La terre et les mers sans limites ni frontières se livrent
Aux mêmes élans des marées qui te fondent et te poussent
Voici tes horizons d'aventures et de fidélités où ensemencer
Le Pacifique océan des plus beaux champs du monde et leur  silence

Il était une fois le Dauphin on le dit ami proche ou cousin de l'homme
Aux trésors et aux joyaux de finesse qui l'eussent porté dans nos coeurs
Apparition féerique ou tout simplement créature onirique ange si pur
Que rien ne saurait écorcher ni blesser depuis la nuit des temps
Depuis la longue enfance des légendes et des contes de l'émerveillement
Un être point un animal que l'homme à tort et encore nomma
Pour servir toutes les menées de la domination et de l'exploitation
Ô vision éphémère des pérennes complétudes où l'azur se complait
A décliner la voix du temps sans âge ni durée qui l'eussent tue
Comment imaginer une pensée sanglante la forfaiture inique
Qui sans vergogne ni regret fondent l'engeance des nations sanguinaires
A l'encontre des citadelles de la mer en perpétuelle ascension
Des éclaireurs du grand bleu qui auraient tant choyé la voix de l'eau
L'inextinguible procession du peuple de la mer louangent nos cieux
Vole et plane au-dessus des abysses et des hommes   Que n'êtes-vous empreintes
Sur les chemins du Ciel routes infinies vers des sommets de sagesse et de foi

Dis-moi, Toi, l'Homme, pourquoi tant d'affection et d'amour
Au seul regard posé sur la blessure ou la mort d'un Dauphin
Pourquoi tant de liesse et de fascination aux jeux des origines
Lorsqu 'un moment il convient d'ordonner : laisse l'eau faire !
Pourquoi et comment ce réveil du coeur qui bat lourd et puissant
Comme si en toi se réveillaient quelque lointaine souvenance
Une blessure un instant dont tu ressentirais les antiques lancements
C'est étrange il est entre nous pareil à un code silencieux
La mystérieuse reconnaissance, l'étonnante renaissance d'un lien
Dont nous portons tous la trace et que nous cherchons en voguant
Il est des arcanes pour les sens  et la conscience vénérable
Au seuil de la bonté que l'Esprit enclot germe la re-connaisance
Qui nous institue et nous re-compose l'un et l'autre frère des hommes
Serviteurs invétérés du règne du vivant sur la terre comme au ciel 
Mais de la quintessence d'une liberté sans pareille 

Le perpétuel envol dans l'Azur pour toi qui parles chantes et souris

§

En 1 ère Ecriture, en cours  - Marin -  indéfiniment Dauphin, sans passé, sans futur, un instant, hôte du vaisseau Terre, à bord de la mer !

 

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