Votre Attention, les textes présents dans cet espace, écrits de longue date par Marin, devant être encore repris et travaillés, ne sauraient être utilisés sans l'accord et l'assentiment de l'Auteur, si toutefois, ils interpellaient quelques personnes des Mondes fascinants de la Mer et des Océans ... Merci, pour votre compréhension.

M

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ENTRE FASCINATION ET GALERE

 

Accorde-moi simplement de tenir debout, de glisser et de dévaler dans le lit des vents tes pentes soyeuses, de coudoyer sans faillir tes moutons
en multitudes et, ensemble, ne reconnaissant de bergers que les seuls oiseaux marins,  aux ailes dessinées étincelant dans la tempête, de  vibrer à l'unisson des ciels qui nous rassemblent !...
Accorde-moi le seul verdict qui m'aille :  la solitude !  l'iris pers des lames, le choeur des collines et des vallons azurés où parfois l'immensité
s'anime d'un regard furtif, de toute la prunelle du dauphin solitaire, du vol doux et affectueux du puffin, du fugitif !... Ainsi de me me réconcilier avec 
la vie allant  par le coeur même de la tempête en un point insigne de rencontre qui eût été le nôtre ...
Car il n'est là que le seul langage animé et bon  que je comprenne avant que  de franchir la limite, de toucher à l'autre rive, d'effleurer le rêve  et ses  gerbes
d'embruns, les arcatures de l'eau que les ciels tendent pour nous comme arcs ; ceintes Alliances !
Accorde-moi tes splendides hasards, les harmonies du tout et l'instant alors vaudra éternité tout comme la goutte d'eau contient l'océan et le
ciel dans un  regard, l'étoile qui révèle la voûte des univers lactescents

!

Repris et corrigé le 36 - 16 - 3066

 

TEMPETE_

 

Comment, des vertes prairies marines, des étendues immensément planes et azurées que se partagent  pour toi les brises et le doux zéphyr à l'orée de
l'automne, comment peux-tu les  commuer en de terribles volcans d'écume, en de si hauts geysers, repousser  le vol des anges que le vertige alentit
dolentement ? Magie des flots grandissant l'infini. Sous la poussée des vents obstinés, ta longue houle vient battre de vague en vagues le
socle des terres immergées et les brisants. Énergie merveilleuse, magnifiée des écueils drapés générant, perpétuelle et secrète, la métamorphose de l'eau et de
sibyllines sculptures de verre éphémères et jaspées. Et tes cataractes dévalent les tombants, ruissellent en cascades ... Inépuisable renaissance
fabulant ses éruptions de neige et ses avalanches d'écume que les oiseaux marins  contempleent en jouant avec tes nuages, s'enivrant de chant et de
complainte, convolant aux noces de la mer et de la terre sous les averses denses et bruissantes de l'embrun, de tes cimes vaporeuses et leurs  congères. Ô mer pulvérisée, eau pulvérale
dont nous sommes !...
Ainsi de la fascination séculaire, millénaire, ancestrale pour l'univers de la mer qui abrite tout ce que les hommes auront engrangé de mémoire, de
contes et de légendes, de craintes et d'angoisses aussi depuis la longue nuit des temps. Une nuit où l'on irait au diapason de l'onde, le coeur
marquant l'amble de vagues réminiscences, les  pulsations de ces lointains inexpliqués et communs louant l'ondulation du dauphin et les jeux du
puffin au-dessus des crêtes immaculées...
Et de  perçevoir envoûté,  sans l'expliquer,  l'épure, l' ellipse et le galbe de la lame ; se passer des mots afin de recevoir le message de la
mer que les vents et les vagues symbolisent  et nous destinent au seuil de l'immensurable, de l'inaccessible liberté.

Tutélaire et essentiel divorce entre la matière
et l'imaginaire, nous laissant là, impuissant, au seuil d'une seule et ultime question face à l'univers, à l'océan, au mouvement, à l'existence  dans sa
munificence ... Heureuse l'âme qui une fois rallie ce point vernal de rencontre aux allants impalpables des mondes et des éléments... Serions-nous de cet éternel
retour ! Immarcessible jeunesse de la mer antique, résiteras-tu aux souillures de l'éphémère ? 
Alors, sur la jetée, d'un cap, au-dessus des falaises, sur la vire du coup de temps, muser et béer à l'indicible, à l'ineffable, aux seules harmonies
dépouillées de vaines et piètres tutelles, s'en remettre au langage fondamental de l'étant, ramené comme par enchantement aux origines de
l'homme, si près des sens, au fil de l'eau de la terre et du ciel, près du feu rougeoyant de tous les soleils plongeant dans la mer, au ras de
l'horizon, regarder les étoiles s'élever au-dessus de la tempête, emmenées dans la traîne épurée des coups de vents, fuir, fuir très loin sur le
chariot de la grande ourse, nautonier sur quelque barque de lune, le  providentiel croissant qui m'eût un jour déposé, là, de retour, prés de la
mer,ou alors naufragé involontaire, incapable de me dessaisir de cette fascination, de ces obsessions qui me rallient inlassablement au vrai sens
de l'être !
Jamais, ne jamais s'approprier les images de la Nature et les réduire à la profanation de l'or ; ce serait alors voler le don des dieux, l'offrande
de Dieu, fût-il hasard, nécessité, illusion, fantasmagorie, quintessence de l'âme ! Il est vrai qu'ils nous aurait confié la planète bleue pour l'aimer
et la chérir, en préserver et en accompagner toutes les splendeurs et les mystères afin que jamais plus nous ne déchoyons à ses yeux, aux yeux de
la mer de la terre et du ciel...
Que ne suis-je pas et plus encore que ne deviendrais-je pas sans l'infini beauté d'un tel regard m'octroyant l'existence pour enfin comprendre et
connaître, savoir, les prodigues, les pérennelles métamorphoses qui nous rallient à la cause, au sens de l'amour, de la beauté, de la
fidélité et de la diversité, enfin et qui sait, de l'ultime vérité qui vaille que l'on s'en aille un jour, une nuit, une autre fois, serein, rassuré, tout
autour des univers imaginaires et si proches.
Et la mer accourrait, se ruait, lançait ses vagues prodigieuses à la rencontre des terres dans les plus beaux et nobles desseins sans qu'il faille
craindre la moindre victime d'entre les hommes, et ses compagnons tant aimés : les animaux ... Ils se massaient tous ensemble pour assister au
sacre, au retour de la tempête auréolant le rude hiver de promesses printanières et de fards odorant le vaste large !... Les uns béaient aux
fastes de l'océan, les autres s'y fondaient en jouant, en planant. La mer recomposait les rivages, les mariaient une nouvelles fois aux dunes et
aux lagunes jetant et dispersant vers les  festons dorés  et franges marines ses offrandes à la noce solennelle... Les oiseaux partout volaient, saluaient le
long voyage des messagères aux coiffes hautes, les augures des vents, le récits des grands migrateurs.
Le long des caps, des baies échancrées, plus au large, vers les brisants, entre les bras de la terre, la forte marée peuplaient de blancs nuages et
de nues fluides la mer en vallons et ses collines. Les rafales fleurissaient à l'envi leur prairies serties d'azur et de jaspe ...
Bernard Moitessier nous confiait que Dieu avait peint la mer en bleu pour que l'on y soit bien ! D'autres la redouteront, la craindront, la
souilleront, la tueront à force de ne plus croire en elle ; et pourtant, la mer qui porte en son sein tous les enfants du monde, embarqués sur le
même vaisseau, ce navire, cette arche aux rangées de galériens, de rameurs, de navigateurs, de pèlerins fidèles et de vrais migrateurs planant
par le vaste chant d'aventures

!...

Revu et très partiellement corrigé ce jour sans date qui vaille et à suivre car trop dense et trop  sombre comme l'amer qui veille sur la mer

MARIN

- Un jour, à bord de  " Sophia ", une Tempête à part, toutes les fois Sagesse ou Fascination, jamais illusion, tant allusive ! Ô allégorie, par toutes les mers, de retour aux origines ! Ce texte n'a pas d'âge, il est écrit, depuis toujours, sans jamais l'avoir été un jour ... Ainsi de l'oubli, du flot, éternel instant ...

 

 

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