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LUAR NA LUBRE

 

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Je revois toujours
Depuis les estives
Par les chemins
De transhumance
Ce calice empli d'azur
La mer que recueillent
Les montagnes
Et les vallons
Reflétant le ciel
Comme une vasque
Ses étoiles
Immuable et belle

Annonciation
Révélation
Au petit jour
De l'infinité
Et de ses secrets
Bercés
Depuis l'enfance
D'un songe
A la folie à la désobéissance

Tout
Ne serait qu'insigne
Augure
Lointain oracle
Sans hasard
Ni destin cruels
Mais communion
Véritable

 

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Lève encore
Une dernière fois
Les yeux  Petit
Regarde
L'aura vertigineuse
Des ciels
Où de hautes vagues
Essaims de givre
Parent
Toutes les îles
De silence
Évanescences
Aux promesses
De fleurs

Vaste est le recueil
Océan
Voguent
Les îles
Pour un temps
Y abîmant
A jamais
Leur coeur de lumière
Un plain chant
De vent et d'oiseaux
Qui vont avec toi 
Stridulants
Perpétuels
Migrants

Sur l'horizon
Là-bas
L'étrave
Une vision
Chère à mon coeur
Au vent de Suroît
Traversière
Écho
Des longues houles
Qui hèle les bourrasques
Et simule en tanguant
Le trois-mâts
D'antan


Et les siècles fusent
Puffins drapés de blanc
Parchemins gravés
Des profondes strates
Métamorphiques
Où scintillent et relatent
Leurs paraphes de sels
Et d'écume
Oscillant
Tour à tour
Entre luttes
Et osmoses
De farouches splendeurs

Mon île hélas
Ne perçoit plus
Le pas essentiel
Et tutélaire
Qui lui manque
Tant
La peau exaltée
De vies douces
Qui la caressaient
Du champ au verger
Vers la vigne
Et l'aire exaltée
Des vans

La vapeur
Et l'or noir
La roue
Et les crocs d'acier
L'auront trahie
Puits souillé
Incompréhensiblement
Puis s'en sont emparée
Irrémédiable
Salut
Funestes viatiques
D'un âge d'ors et d'argent

Des navires
Gigantesques
Les chevaux d'acier
Vomissent
En se multipliant
L'insane tribut
De l'ère
Éphémère
Au calendrier
Des ordres
Sans saison
L'époque commue
En vaine durée
Un défilé
A contre-sens
De toutes les missions


Va pèlerin
Suis les étoiles
Vogue toujours
Marche sur l'eau
A la voile
A la rame
Qu'importe le souffle
Pur
Qui t'emporte
Pourvu que de cet âge
La terre et la mer
Se souviennent
De l'allégeance
Des fidèles
Aux joies de vivre
A la terre saine
Que tu aimes

L'onde et le vent
Avec foi
Se rejoignent
Et partagent
Souverains
Le fruit perpétuel
Des renaissances


Que mûrisse
L'autre rive
Le fruit pérenne
Des lentes métamorphoses
Et du bonheur
A convoler
Fils de la terre
En pèlerinage
Sur la mer
Brin de sagesse
Au vent de la mémoire
Sans crainte ni vergogne


Alors à bord
De ce petit esquif
Vélivole
L'âme qui T'est soumise
En sa pérennelle
Souvenance
Virevolte
Séraphique
Au seuil numineux
De tous nos émois
Reconnaissante et insensée
S'ouvre aux lointaines
Et fécondes alliances
S'éveille
A tout ce qui fut
Accords
De nous
Ici bas
Sans le sang
Ni le parjure

 §

 

 

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