RETRO 


Je voudrais être là et ne plus savoir ni quand ni comment
Mais seulement vers quoi je tendrais sans frein obstinément
Au coeur des éléments que l'on dit impitoyables et cruels
Une dimension rare à ciel ouvert où l'âge à l'abri du naufrage
En exalterait une à une les tutélaires vérités l'étrange vision
Des choses qui caressent inexorablement  un point sublime
Oméga où dit-on résonnerait l'hymne de l'Univers
Le vent m'y aurait déposé à toujours comme le peintre appose
Sur la toile l'ultime touche qui eût parfait et révélé le sens de l'épreuve
Et ainsi de ne jamais démérité aux desseins des solennelles mouvances 
J'irais alors souligner l'esquisse du temps où la lumière joue avec les vents
Les vagues et les nuages jusqu'aux rivages fascinés qui nous regarderaient
Présider aux lentes métamorphoses des choses fabuler les plus belles légendes
Enfin ces mots qui ne meurent jamais en leur vénérable silence solitaires 
Comme ce jour par le tumulte  des lames et des bourrasques si loin déjà
Lorsque ke croisai au lever du jour la prunelle de jai d'un grand dauphin solitaire
Le large ouvrait les vastes baies bleues des nuits qui s'illunent en rêve
Et nos sillages un moment rejoignèrent les confins pacifiques du Ciel
Nous nous cherchâmes un moment avant que de nous séparer lui et moi
Aux frontières du purissime et de l'éternel  témoins d'avoir été un instant
Pour l'éternité gravés dans l'immuable choeur de l'océan et des vents

...

1 ère Ecriture le 22.04.1996

 

 

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