LA_CORSE_16_AVRIL_VUE_DE_BEAUSOLEIL_C_TE_D_A_ZUR

Vue rare de l'Île de Corse depuis la Côte d'Azur ! Entre la mer et le  Purissime, l'ode  à la blancheur virginale des cimes, l'expression éthérée du possible, un songe, l'éternel figement ceint d'azur. L'en-haut, détaché de l'en-bas ...

La terre inaccessible, telle que jamais nous ne l'aborderions, illusion des terres habitées soudainement et à jamais immergées, englouties ...

 

KALLISTE AU TEMPS DE GAÏA , D'OURANOS, DE THETYS

 

Pour la dernière fois embrasser le ciel, à l'horizon lentement qui se lève, au-delà des lames, depuis le silence de la mer. Le ciel antique des quatre
saisons, l'Empyrée qui tourne autour de la Terre...

De cet hymen, de l'azur immémorial s'éploierait l'immensurable pelisse d'étoiles au-dessus des Îles ; le soleil enroché de sombres nues aux profondeurs se livrerait ; Orion, les Pléiades à nouveau traceraient la voie des vents porteurs, l'orée des frimas, la fin des vendanges. Vénus, Sirius salueraient l'aube et le jour, le destin des libertés essentielles à naître toutes les fois, à l'heure des ineffables évanescences. Et s'enivrer d'Univers comme le coeur confondu qui s'ouvre à la  symphonie, au rêve de l'homme fait oeuvre magistrale ; élans, transports, à l'image du Tout.

Puis abandonner en chemin les mots de la raison pure et s'ouvrir au chant de la vie, aux extravagances emplies du tumulte harmonieux de l'infini, de l'instant, d'un profond respect, enfin d'Amour pour ce qui est depuis toujours  ... Quelle révélation, Ô illumination, toutes les fois marcher, voler dans la nuit à la lueur d'un miracle !

Le purissime guidait de longues flèches de givre ; la montagne au temps du renouveau s'arrimait, une île au loin semblait accourir dans la clarté d'une quête d'absolue vérité, et la mer de tous les abîmes, fascinée, se mit à interpréter le grand ordonnancement du vide, à fluctuer telle un pensée d'ex-Île !...

Les flots, lointainement, berçés d'espérance, âmes par myriades à tout jamais, portaient sur le ciel l'épure de la terre virginale et symphonique ! Alors, ne plus comprendre, ne plus nommer et se recueillir, depuis la détresse et le chagrin, à l'heure des asphodèles innombrables, d'un chant de neige et de cimes dont les reflets se sont figés sur le miroir de l'étant.

Vagues de néants que la rotondité de la Terre toujours trompent, cavernes innommables de toutes les réclusions où sur - vivre n'est certainement  pas s'éveiller à la lumière des mondes depuis les soupiraux des palais et les vitraux des temples ! 

MARIN -  OCEANISME  - 1 ère Ecriture au temps de GAÏA ...